5 bonnes raisons de pédaler jusqu’au boulot


Amélie Deschênes
Partager
Pédaler pour se rendre au boulot procure une foule de bienfaits pour soi, son entreprise, son quartier et sa collectivité. En cette période de retour au travail, voici cinq bonnes raisons de troquer la voiture pour la bicyclette.
Meilleure santé
Privilégier un moyen de transport actif comme le vélo pour se rendre au travail contribue à maintenir une meilleure santé physique et mentale, notamment en diminuant les risques de maladies, en favorisant la perte de poids, en réduisant le stress, en améliorant la qualité du sommeil et en ayant une meilleure estime de soi. « En utilisant les déplacements utilitaires comme prétextes pour faire du sport, on fait d’une pierre deux coups », affirme Marie-Soleil Gagné, directrice générale d’Accès transports viables.
Pédaler c’est économique
Troquer la voiture pour le vélo ferait économiser de 6400 $ à 9600 $ par année, selon Vélo Québec. L’organisme précise que si les coûts de fonctionnement (carburant, entretien et réparation) et de propriété (immatriculation, assurances, dépréciation) d’une automobile s’élèvent en moyenne à 10 000 $ par an, ce nombre est réduit à 400 $ pour le vélo et à 3600 $ lorsqu’une combinaison du transport actif et collectif est privilégiée.
Par ailleurs, « l’usure de la chaussée est beaucoup plus marquée par le passage d’une auto que d’un vélo. Soulignons que chaque voiture correspond à 9600 vélos à ce chapitre », soutient Vélo Québec. Pédaler réduirait donc les dépenses liées à l’entretien du réseau routier.
Mode de transport efficace
Pour parcourir 5 km entre son logis et son lieu de travail à vélo, en milieu urbain, il faudra 25 minutes (ou moins). Tandis que 25 à 50 minutes seront nécessaires si la distance varie entre 6 km et 12 km, et ce, sans avoir recours au vélo électrique, qui réduit le temps de déplacement. En empoignant le guidon de son vélo, on évite aussi le trafic et la recherche d’un stationnement pour sa voiture.
En parlant d’efficacité, Vélo Québec rappelle que les travailleurs adoptant le vélo-boulot affichent un taux d’absentéisme 15 % moins élevé que ceux qui ne favorisent pas le transport actif, puis sont 4 % à 15 % plus productifs. Ce qui se reflète également dans les diverses sphères de leur vie.
Idée écologique
Pédaler n’engendre aucune émission polluante, autant en ce qui a trait aux gaz à effet de serre, qu’aux polluants pouvant contaminer l’eau s’ils coulent, comme les liquides à freins, à transmission, l’antigel, le lave-glace, etc.
En plus de réduire son empreinte carbone au quotidien, privilégier le vélo à la voiture diminue également la pollution sonore.
Plus de spontanéité
« Le vélo augmente la mobilité active sur les artères commerciales et c’est bon pour les affaires, car les gens sont plus spontanés dans leurs achats. Les cyclistes peuvent s’arrêter où ils veulent quand ils veulent, car le vélo est plus facile à stationner que la voiture et est plus efficace, surtout lorsque les infrastructures sont là et que la voie cyclable est sécuritaire et séparée des automobiles », affirme Mme Gagné.
Des données colligées par Vélo Québec sur la « véloconomie » dévoilent d’ailleurs que « l’implantation d’une voie cyclable a toujours des retombées positives pour les commerces : les gens à vélo s’y rendent plus souvent, leur panier moyen est plus élevé et les revenus globaux finissent par augmenter ».