2e salve de contre-tarifs reportée: «La bonne chose à faire», croit un professeur en stratégie

Samuel Roberge
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Bien que Donald Trump n’a pas «fait de cadeau» en accordant un sursis de près d’un mois sur les tarifs douaniers, la décision du Canada de suspendre sa deuxième salve de contre-tarifs était la bonne à prendre, croit un professeur de stratégie à la Faculté des sciences d'administration de l'Université Laval.
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«C'est la bonne chose à faire parce que ça montre, un, qu'on veut négocier parce que le président lui-même a suspendu ses droits de douane, donc voilà. Mais ça montre aussi que, deux, l'objectif du Canada est de retirer les tarifs complètement», constate Yan Cimon, en entrevue à l’émission À vos affaires, jeudi soir.
Mais la pause sur les tarifs douaniers offerts par l’administration Trump aujourd’hui est loin d’indiquer la fin de la guerre commerciale.
«Le sursis, ce qu'il veut dire, c'est plus d'incertitudes, plus de coûts, plus de ralentissement d'investissements, plus d'insatisfaction des milieux d'affaires», mentionne M. Cimon. «Il ne fait que prolonger l'incertitude. Et je vous dirais que beaucoup d'entreprises qui hésitent à investir continuent d'hésiter à investir, que ce soit aux États-Unis, que ce soit au Canada. Et le coût, il est assez important.»
Le professeur estime néanmoins que si la Maison-Blanche finit par imposer ses tarifs douaniers pour de bon, les Américains en paieront le prix.
«On pense que ça coûterait au consommateur américain une règle du pouce entre 1 200 et 2 000 quelques dollars par année, calcule-t-il. Pour vous donner une idée, pour une industrie comme l'industrie automobile, on parle d'une augmentation de prix pour un véhicule qui, dans une fourchette, de 3 000 à 12 000 dollars.»
Voyez l’entrevue intégrale de Yan Cimon dans la vidéo ci-haut.