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Inde: deuxième pays avec le plus de cas de COVID dans le monde

AFP

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2020-09-07T11:05:04Z

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L'Inde est devenue aujourd’hui le deuxième pays du monde après les États-Unis recensant le plus grand nombre de cas de COVID-19 et dépasse le Brésil, alors que la pandémie revient en force au Royaume-Uni, en France et dans plusieurs autres pays. 

La seconde nation la plus peuplée de la planète dénombre lundi 4,2 millions d'infections depuis le début de la crise sanitaire, contre 4,12 millions au Brésil et 6,25 millions aux États-Unis, selon des chiffres compilés par l'AFP à partir de données officielles.

Des chiffres inquiétants qui n'ont toutefois pas empêché le métro de reprendre du service après des mois d'arrêt dans la plupart des villes, y compris à Bombay et dans la capitale de New Delhi, mégapole de 21 millions d'habitants.

Pour le virologue Shahid Jameel de la Wellcome Trust/DBT India Alliance, la donnée cruciale à surveiller est le taux de croissance des nouveaux cas. Et dans le cas de l'Inde, elle progresse à un rythme «assez alarmant».

«Ces deux dernières semaines, la moyenne est passée d'environ 65 000 à 83 000 cas par jour, soit une augmentation d'environ 27% sur deux semaines, et de 2% par jour», a déclaré M. Jameel à l'AFP.

Dans de nombreux pays où l'épidémie semblait marquer une pause depuis la fin du printemps, le nombre de nouvelles contaminations connaît une hausse alarmante, notamment en Europe où les habitants reprennent le chemin de l'école, de l'université ou du travail après les vacances d'été.

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Dimanche, le Royaume-Uni a ainsi enregistré près de 3000 nouveaux cas positifs, un nombre inédit depuis fin mai.

«L'augmentation que nous avons observée aujourd'hui est préoccupante», a déclaré sur la chaîne Sky News le ministre de la Santé, Matt Hancock, soulignant que ces nouveaux cas sont principalement diagnostiqués chez «les plus jeunes». L'épidémie gagne également du terrain en France avec près de 25 000 nouveaux cas en trois jours, dont un pic de 9000 vendredi.

Malgré ce contexte préoccupant, le gouvernement français envisage d'assouplir l'une des mesures appliquées dans le cadre de la lutte contre le coronavirus: la «quatorzaine», cette période de deux semaines d'isolement préconisée pour les malades et les personnes susceptibles d'avoir été contaminées.

En Espagne, où les écoles rouvrent malgré une forte augmentation du nombre de cas, de nombreux parents refusent de renvoyer leurs enfants en classe, malgré la menace de sanctions.

«Pour apprendre, tu as toute la vie, mais la santé, tu n'en as qu'une», s'agace Aroa Miranda, mère de deux garçons de 8 et 3 ans, laquelle ne les remettra pas à l'école cette semaine à Castellon de la Plana (est).

«Ils sont en train de faire une expérience pour voir ce qu'il va se passer, comme avec des cochons d'Inde», s'indigne cette femme de 37 ans au chômage.

Dans le monde, l'épidémie a fait plus de 880 000 morts depuis fin décembre, selon un comptage établi par l'AFP à partir de données officielles. Les pays les plus endeuillés sont les États-Unis (188 540 morts), le Brésil (126 203) et l'Inde (71 642).

Israël a dépassé ce week-end le cap des 1000 morts. Considéré au commencement de la pandémie comme un champion de la lutte contre le coronavirus, l'État hébreu enregistre désormais quelque 3000 nouveaux cas quotidiens et les autorités, vivement critiquées pour leur gestion de la crise sanitaire, ont imposé un reconfinement partiel dans une trentaine de villes.

Malgré les incertitudes qui pèsent sur la situation sanitaire mondiale, un haut responsable du Comité international olympique a affirmé lundi que les Jeux de Tokyo, reportés à 2021, se dérouleront bien l'an prochain «avec ou sans» coronavirus.

«Ce seront les Jeux qui auront vaincu la COVID, la lumière au bout du tunnel», a affirmé à l'AFP le président du comité de coordination du CIO pour les JO 2020, John Coates.

Les frontières du Japon demeurent actuellement largement fermées aux étrangers, et beaucoup d'experts doutent que la pandémie soit maîtrisée d'ici l'été prochain. De plus, selon plusieurs sondages récents, une nette majorité de Japonais souhaitent un nouveau report des JO ou leur annulation.

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