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26 ans après leur bagarre épique, Chris Osgood a une demande pour Patrick Roy

Et non, ce n'est pas une revanche!

Photo d'archives
Photo portrait de Jessica Lapinski

Jessica Lapinski

2024-02-12T22:06:13Z

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Chris Osgood savait très bien que le corridor du Centre Vidéotron dans lequel venaient de déambuler ses petits Red Wings de Detroit avait été maintes fois arpenté par Patrick Roy, l’homme contre qui il a livré l’une des bagarres les plus mémorables de l’histoire de la LNH, il y aura bientôt 26 ans.

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Le 1er avril 1998, dans l’un des moments phares de l’immense rivalité entre les Red Wings et l’Avalanche, Osgood et Roy jetaient les gants et se rouaient de coups de poing, devant la foule en liesse du Joe Louis Arena de Detroit. 

La scène a clairement marqué les esprits, à en croire les articles de blogue qui sont encore écrits par des fans à ce sujet. Sans compter sur le fait qu'ESPN a produit un documentaire sur la grande rivalité entre les deux équipes, et qu'il est possible de trouver sur le web une reconstitution du combat... en blocs Lego. 

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Sa mère et sa femme ne pouvaient y aller

On pourrait donc croire que l'entraîneur-chef des puissants petits Red Wings en a marre d'entendre parler de cette fameuse bagarre, mais c'est lui qui a prononcé en premier les mots «Patrick» et «Roy», peu avant que son équipe ne fasse subir un revers de 4 à 0 aux Wings d'Adirondack, au Tournoi pee-wee de Québec, lundi.

Photo d'archives, AFP
Photo d'archives, AFP

«Je ne voulais pas que ma femme [Jenna] assiste aux matchs entre nos deux équipes, il y avait trop d’hostilités», a lancé l’ancien gardien, lorsqu’interrogé, justement, au sujet de la rivalité entre la ville qui a accueilli les Nordiques après leur départ de Québec, et Detroit. 

«Ma mère non plus, a-t-il poursuivi. Elle devait y aller une fois, mais je me suis finalement battu avec Patrick Roy au match précédent... D’ailleurs, je sais qu’il a longtemps dirigé les Remparts, ici.»

Une photo à faire dédicacer

À ceux qui se posent la question: les deux hommes ont depuis longtemps enterré la hache de guerre. Osgood n’irait pas jusqu’à dire qu’ils sont «devenus des amis», mais les deux gardiens ont eu quelques occasions de se parler depuis. 

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Notamment en 2013, quand Osgood a interviewé Roy pour Bally Sports Detroit, à l’époque où le gardien aux quatre coupes Stanley dirigeait l’Avalanche.

L’entrevue, en anglais, est disponible ici

«Nous étions de féroces compétiteurs, mais notre relation a évolué avec le temps, a-t-il dit. On s'est d'ailleurs parlé à quelques occasions depuis cette entrevue.»

«C'est l'un des meilleurs gardiens de tous les temps», le louange-t-il. 

Et Osgood a une petite demande pour Roy. Mais non, ce n'est pas une revanche! 

Il a plutôt une photo qu'il aimerait bien lui faire dédicacer, si l'occasion se présente. «Peut-être à New York un jour!» a-t-il ajouté, sourire en coin. 

«Bon pour le hockey»

Cette bagarre, l'entraîneur-chef des petits Red Wings en entend bien sûr beaucoup parler depuis qu'il a mis les pieds à Québec, il y a quelques jours.

«J'aime ça, assure-t-il. Ça fait partie des souvenirs des gens, et moi, j'aime rencontrer les gens, leur parler. Ç'a été bon pour le hockey.»

Des souvenirs des Nordiques

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Chris Osgood n'avait plus remis les pieds à Québec depuis son seul affrontement contre les Nordiques, en 1993. Mais l'ancien gardien des Red Wings se souvenait très bien lundi de ce match au Colisée Pepsi, à quelques pas du Centre Vidéotron.

«J'avais 20 ans, raconte-t-il. J'étais tellement nerveux! Je n'avais pas vraiment la chance de visiter à l'époque, mais j'ai toujours voulu revenir ici. Je suis Canadien, alors j'adore ça. Je passe vraiment du bon temps.»

«C'était seulement mon deuxième match [à l'étranger], ajoute Osgood, aujourd'hui âgé de 51 ans. Le premier, ç'avait été contre les Maple Leafs. Alors c'était énorme pour moi! Ils avaient Joe Sakic, leur gardien était Jocelyn Thibault.»

À l'époque, il était loin de se douter que plusieurs membres de cette concession deviendraient ses ennemis jurés une fois rendus au Colorado. Il était aussi très loin d'imaginer qu'il reviendrait à Québec, presque 30 ans plus tard, pour diriger la version «pee-wee» des Red Wings. 

Detroit dans le cœur

Mais clairement, entre «Ozzie» et Detroit est née une grande histoire d'amour de ses 13 saisons avec les Wings, et comme son fils Max - un défenseur - fait partie du programme des Red Wings jr, il n'allait pas refuser l'occasion de diriger une équipe qui porte des chandails sur lesquels est brodée la célèbre aile rouge. 

Photo Stevens LeBlanc
Photo Stevens LeBlanc

Ni de ramasser une pieuvre sur la patinoire, puisque cette tradition des Red Wings se transporte dans le cadre du Tournoi pee-wee. 

Photo Stevens Leblanc
Photo Stevens Leblanc

«Je voulais redonner au hockey, explique-t-il. Ça fait 31 ans que je suis à Detroit, et je suis heureux de diriger ces garçons qui sont fiers de représenter la ville.»

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