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24 morts dans des frappes israéliennes à Gaza, selon des sources médicales

AFP

2024-06-22T23:07:52Z

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Des sources médicales palestiniennes ont annoncé 24 morts dans des frappes aériennes israéliennes samedi, dans la ville de Gaza, au lendemain de tirs meurtriers aux abords d’un bureau du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) dans le sud du territoire palestinien assiégé.

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Alors que les combats entre l’armée israélienne et le mouvement islamiste Hamas font rage, au moins 20 personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées lors d’un raid aérien contre une maison dans le quartier d’Al-Tuffah, a déclaré à l’AFP le porte-parole de la Défense civile de Gaza, Mahmoud Basal. Quatre autres ont été tuées lors d’une frappe dans le camp de réfugiés de Chati, selon lui.

Le docteur Mahmoud Aliwa, de l’hôpital Al-Ahli, a confirmé que 24 corps avaient été transférés à l’établissement.

La veille, des tirs «de gros calibre» aux abords d’un bureau du CICR avaient fait 22 morts et 45 blessés, a indiqué l’organisation, sans préciser l’origine des tirs.

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Autour du CICR, «dans la rue, il y avait des mares de sang, il y avait des corps éparpillés par terre, et un immense sentiment de peur parmi les gens qui étaient clairement paniqués et très désespérés, n’ayant nulle part où aller», a décrit à des journalistes samedi le responsable du CICR à Rafah, William Schomburg, en liaison vidéo avec Genève. 

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Le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, a condamné samedi ces tirs meurtriers et demandé l’ouverture d’une «enquête indépendante».

Le ministère de la Santé du gouvernement de Gaza, territoire dirigé par le Hamas, a, de son côté, accusé Israël d’avoir «ciblé les tentes des civils déplacés à Al-Mawasi», faisant état de 25 morts et 50 blessés.

La zone côtière d’Al-Mawasi, près de Rafah, abrite des déplacés chassés par les combats dans le reste du territoire palestinien. Elle avait été déclarée «zone humanitaire» par Israël, en théorie sûre pour les déplacés.

Un porte-parole de l’armée israélienne a affirmé à l’AFP qu’«une première enquête suggère que rien n’indique qu’une frappe ait été effectuée» par l’armée à Al-Mawasi.

Samedi, des échanges de tirs ont éclaté tôt dans la matinée entre combattants palestiniens et forces israéliennes dans la ville de Gaza, selon un journaliste de l’AFP. Dans le quartier de Zeitoun, des témoins ont vu des hélicoptères israéliens tirant sur des combattants palestiniens. 

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«Aucun lieu sûr»

Assise sur un parpaing, une femme palestinienne pleure samedi devant le corps d’un proche enveloppé dans une bâche blanche.

Des hommes portent sur un brancard le corps d’une autre victime, avec en arrière-plan des murs noircis par les flammes.

«Il y a peu, des avions de combat de l’armée ont frappé deux sites d’infrastructure militaire du Hamas dans la région de la ville de Gaza», a indiqué l’armée dans un communiqué samedi.

Selon des témoins, au moins quatre bâtiments résidentiels et des maisons voisines ont été détruits lors des frappes aériennes, faisant plusieurs victimes. Ces frappes ont eu lieu dans le camp de Chati et le quartier de Daraj Tufah dans la ville de Gaza. 

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La guerre à Gaza a été déclenchée par une attaque sanglante du mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre sur Israël, entraînant la mort de 1194 personnes, majoritairement des civils, selon un décompte de l’AFP d’après des données officielles. Sur 251 personnes enlevées ce jour-là, 116 sont toujours retenues à Gaza dont 41 sont mortes selon l’armée.

En riposte, Israël a promis d’anéantir le Hamas, au pouvoir à Gaza depuis 2007 et classé organisation terroriste par les États-Unis et l’Union européenne notamment. Son armée a alors lancé une offensive tous azimuts à Gaza, qui a fait jusqu’à présent 37 551 morts, essentiellement des civils, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas.

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À Tel-Aviv, samedi, des dizaines de milliers de manifestants brandissant des drapeaux israéliens et scandant des slogans contre le gouvernement du premier ministre Benjamin Netanyahou ont réclamé des élections anticipées et le retour des otages détenus à Gaza.

«Je suis ici parce que j’ai peur pour l’avenir de mes petits-enfants. Il n’y aura pas d’avenir pour eux si nous ne nous débarrassons pas de cet horrible gouvernement», a déclaré Shai Erel, entrepreneur de 66 ans. 

Désastre humanitaire

À Gaza, l’offensive israélienne a provoqué un désastre humanitaire: la population, privée de tout, survit dans des conditions extrêmement difficiles, cernée par des frontières hermétiquement fermées. L’aide internationale, essentielle pour répondre aux besoins immenses de la population, a du mal à arriver, déplore l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Annoncée récemment par Israël, une pause quotidienne sur une route du sud, présentée comme un moyen de faciliter l’entrée de l’aide par le passage israélien de Kerem Shalom vers Gaza, n’aura eu «aucun impact», selon l’OMS. L’entrée de l’aide «a été minime».

Dans le petit territoire où s’entassent quelque 2,4 millions de Palestiniens, «plus d’un million de personnes se déplacent constamment» dans l’espoir de trouver un lieu sûr alors qu’«aucun lieu n’y est sûr», a déclaré le Dr Thanos Gargavanis, responsable des urgences à l’OMS. 

Violences transfrontalières

Tandis que les négociations en vue d’un cessez-le-feu piétinent, la guerre a provoqué une flambée de violence à la frontière israélo-libanaise, où les confrontations sont quasiment quotidiennes. Les échanges de tirs entre l’armée et le Hezbollah, mouvement soutenu par l’Iran, se sont intensifiés récemment.

Dans une allocution télévisée, le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a averti mercredi qu’«aucun lieu» en Israël ne serait épargné par les missiles de son mouvement, après que l’armée israélienne eut annoncé la validation de «plans opérationnels pour une offensive au Liban».

Vendredi, le mouvement chiite a affirmé avoir mené des attaques contre des cibles militaires frontalières. Au Liban, des médias ont signalé des frappes et des bombardements israéliens contre plusieurs localités du sud du pays.

Le Liban ne doit pas devenir «un autre Gaza», a plaidé le patron de l’ONU, Antonio Guterres, soulignant les craintes d’un embrasement régional. 

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