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2024: Enfin une victoire pour les Internationaux à la Coupe des Présidents?

Une nouvelle identité forgée et la transformation de l’équipe américaine pourraient avantager la formation de Mike Weir

Getty Images via AFP
Photo portrait de François-David Rouleau

François-David Rouleau

2024-09-24T23:00:00Z
2024-09-24T23:30:00Z

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S’il y a une édition de la Coupe des Présidents durant laquelle l’équipe internationale doit s’imposer afin de finalement remporter une première victoire depuis 1998, c’est bien celle de Montréal. Composée de vétérans et de jeunes étoiles, c’est le moment idéal pour l’équipe de devancer une formation américaine en transformation.

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Qui aurait prédit il y a tout juste trois ans que le monde du golf professionnel masculin serait scindé en deux clans et que les compétitions par équipe en souffriraient?

Il n’y a pas si longtemps, les experts et les observateurs vantaient la nouvelle ère de l’équipe de la bannière étoilée. C’était lors de la Coupe Ryder à Whistling Straits à la fin de septembre 2021. Dustin Johnson avait été impérial dans la mornifle donnée aux Européens. Scottie Scheffler sortait de sa coquille avec le jeune Collin Morikawa.

Collin Morikawa, Scottie Scheffler et Bryson DeChambeau célèbrent la victoire à Whistling Straits lors de la Coupe Ryder 2021.
Collin Morikawa, Scottie Scheffler et Bryson DeChambeau célèbrent la victoire à Whistling Straits lors de la Coupe Ryder 2021. Getty Images via AFP

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Sept des Américains sur l’alignement victorieux de Steve Stricker ne sont pas présents à cette Coupe des Présidents à Montréal. Morikawa et Scheffler y sont débarqués avec leurs compatriotes de l’époque Xander Schauffele, Patrick Cantley et Tony Finau. Le cœur de l’équipe a changé et doit se relever d’une solide contre-performance lors de la Coupe Ryder à Rome l’an dernier durement avalée par huit des 12 membres qui sont à Montréal cette semaine. C’est d’ailleurs l’ombre qui plane au-dessus de cette équipe en préparation pour Bethpage l’an prochain.

Honnêtement, au lancement du système de pointage pour cette édition présidentielle il y a deux ans, les Russell Henley, Keegan Bradley, Brian Harman, Wyndham Clark et Sahith Theegala n’étaient pas sur le radar de la formation américaine. Ils ont néanmoins mérité leur ticket. Clark a remporté l’Omnium américain 2023 et Harman l’Omnium britannique, la même année, et ils se sont présentés à Rome en remportant 3,5 des 11,5 points de leur équipe.

Nouvelle identité

Depuis une décennie, la formation internationale attend impatiemment cette victoire à la Coupe des Présidents. Pour faire tourner le vent, le capitaine de l’édition 2019 en Australie, Ernie Els, avait créé une nouvelle identité en protégeant les siens provenant de toutes les nations derrière un bouclier, qui se veut le logo de l’équipe.

Les Coréens Sungjae Im, Tom Kim et Byeong-Hun An durant la ronde d'entrainement de la Coupe des Présidents 2024.
Les Coréens Sungjae Im, Tom Kim et Byeong-Hun An durant la ronde d'entrainement de la Coupe des Présidents 2024. Getty Images via AFP

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À ce moment, elle a bien failli jouer un tour aux Américains, dirigés par Tiger Woods.

En 2022, de l’avis de Tom Kim, jeune vedette en devenir du circuit de la PGA, la formation internationale a trop souvent gaffé pour laisser filer le trophée dans une défaite de 17,5 à 12,5.

«On leur a donné. Mais c’est la preuve que nous ne sommes pas si loin, a mentionné le Coréen à 48 heures de la première séance au Royal Montréal. Si nous souhaitons gagner cette coupe, il faut aller la chercher.»

Sentiment d’urgence

Le vétéran Jason Day en est à sa cinquième présence à l’événement. Il n’a jamais expérimenté cette unité ni goûté à cette passion dans le vestiaire. Selon l’Australien, son équipe pourrait connaître son heure de vérité à l’édition montréalaise. Une opinion que partage son compatriote Adam Scott, si tout vient à cliquer.

L'Australien Jason Day.
L'Australien Jason Day. Getty Images via AFP

«Dans nos discussions d’équipe, je sens qu’on souhaite vraiment gagner cette coupe. On sent l’urgence derrière elle. L’équipe est très forte. C’est difficile de graviter dans cet environnement sans vouloir la coupe», a indiqué Day.

Sans mettre une pression additionnelle sur les épaules des siens, le capitaine Mike Weir souhaite changer la trame narrative des 26 dernières années. Avant de prendre les rênes internationales, il a aidé à bâtir l’identité de la formation lors des trois dernières éditions. Les dures défaites du passé aident à sculpter la victoire attendue.

«On sait que la compétition fût serrée et intense au fil des dernières années. Le score est tombé en faveur des Américains, mais nous avons lutté dans des matchs très serrés.»

Qui sait, dimanche, le Royal Montréal pourrait très bien être le théâtre de la résurrection internationale dans ce tournoi de prestige.

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