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20 guerres en 25 matchs: le calendrier infernal qui attend le CH

Photo portrait de Jean-Charles Lajoie

Jean-Charles Lajoie

2026-02-05T23:16:45Z

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C’est une pause qui sera peut‐être salutaire, l’avenir le dira... N’empêche que je m’en serais passé, le Canadien est tellement le fun à regarder que je voudrais que tout se poursuive normalement.  

En fait, je crains le flou de rôdage, le temps nécessaire à la reprise de la forme de match au retour des Olympiques. En principe, toutes les équipes vont le subir, espérant que la plus jeune de toute la Ligue n’en paye pas un prix plus élevé en raison du nécessaire parcours de son apprentissage.

Le Canadien disputera 25 rencontres en revenant de vacances, dont 5 sur des lendemains de matchs, les fameux dos‐à‐dos. Dix-neuf des 25 duels seront joués à l’intérieur de la Conférence de l’Est, mais seulement 7 face à des rivaux directs de la section Atlantique. En vertu du classement actuel, Montréal sera devant un club qui voudra la même chose, soit se tailler une place en séries éliminatoires, à 20 reprises.

C’est donc dire que les hommes de Martin St‐Louis vont devoir livrer 20 guerres en 25 rencontres, tout en demeurant alertes lors des 5 autres soirées. Tout cela en 48 jours : il faudra des jambes fraîches, un club allumé et surtout en santé pour survivre face à cette adversité de tous les instants.

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Le CH est à ce jour en progression de 15 points de classement sur la saison dernière après 57 matchs, une statistique déterminante face à ce qui attend l’équipe au retour de Milano. Une production renversante compte tenu du peu de support obtenu par le club de la part de ses gardiens de but. En ce sens, l’arrivée de Marco Marciano à la place d’Éric Raymond sera peut‐être considérée comme une des meilleures transactions de Gorton & Hughes dans l’exercice 25‐26.

Depuis ce changement, le Tricolore n’a perdu qu’une seule fois, et encore en amassant un gros point de classement. À chaque match, le gardien a fait un travail irréprochable. Avec les chiffres que mettent les vedettes offensives du club sur le tableau, si les grosses « pads » derrière allient constance et excellence, on risque d’avoir droit à tout un printemps.

Nick Suzuki a 65 points, sa moyenne de 1,14 point par match est insuffisante pour devenir le premier membre du CH depuis Mats Naslund à franchir les 100 points, mais rien d’impossible s’il augmente légèrement sa cadence. Idem pour Cole Caufield : il va en mettre 40 dedans, mais pour rejoindre le club sélect de Stéphane Richer, Guy Lafleur et quelques autres, il devra faire un peu mieux que ses 0,56 but par match.

Juraj Slafkovsky peut atteindre 70 points. Tout comme la recrue Demidov, qualifiée pour 66 points et qui peut aussi rêver au plateau des 70. Lane Hutson n’a qu’à maintenir sa cadence pour terminer avec 82 points en autant de matchs, un standard non atteint par Cale Makar ou Quinn Hughes à leur deuxième saison.

Avec de telles statistiques, si les gardiens s’assurent simplement de garder l’équipe dans le match, même si le calendrier ne sera pas simple, le championnat de la section Atlantique deviendra possible. Profitons donc tant bien que mal de la pause olympique : le CH sera glorieux et la Flanelle pourrait être sainte en route vers les séries et y faire des dommages, comme le veut l'idiolecte en héritage de Marc Bergevin!

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