1110 $ amassés pour des patients
Une employée du CHUM remet des cartes-cadeaux


Antoine Lacroix
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Une travailleuse sociale de la clinique de dialyse du CHUM a récolté plus de 1100 $ pour les remettre à des patients en grande difficulté financière afin de les soulager un peu pour le temps des Fêtes avec des cartes-cadeaux.
« Avec l’impact de la COVID, la détresse chez nos patients se fait sentir, témoigne Véronique Boulianne. Quand on est allé leur donner, c’était vraiment beau. Les gens pleuraient, ils ne s’attendaient à rien et ils étaient touchés qu’on pense à eux. »
Plus de 200 patients en dialyse fréquentent la clinique située rue De Gaspé, à Montréal. Environ la moitié d’entre eux connaissent des ennuis financiers.
« Lorsque tu dois faire des traitements trois fois par semaine, qui durent quatre heures de temps chacun, c’est très prenant. Ce sont des journées de travail qu’ils perdent, souligne Mme Boulianne. D’autant plus que pour leur santé, ça prend une diète spéciale avec des produits frais. L’épicerie coûte cher. »
Afin d’offrir un petit coup de pouce à ces personnes déjà très affectées par la maladie, elle a décidé de récolter des dons il y a trois ans.
En tout, ce sont une trentaine de patients qui ont pu recevoir de l’aide, soit grâce à des cartes-cadeaux d’épicerie ou de pharmacie achetées avec les 1115 $ amassés, soit en les inscrivant au programme du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM) appelé « Un Noël sans faim », qui remet des paniers.
« Les besoins sont vraiment criants. Je le vois chaque jour », relate Mme Boulianne, soulignant qu’il y a des gens qui n’ont pas les moyens de se procurer certains médicaments.

Gâter sa petite-fille
L’une des bénéficiaires de cette générosité, gravement malade depuis 16 ans, a tout perdu l’année dernière, mais a préféré donner au suivant et faire un cadeau de fête à sa petite-fille.
« Ma petite-fille, c’est toute ma vie. Je dois m’occuper d’elle. Je lui ai donné une carte-cadeau de 50 $ pour qu’elle puisse se faire plaisir », raconte Francine Paradis, qui a un rein non fonctionnel et l’autre ayant une capacité de seulement 30 %.
La dame de 75 ans était reconnaissante de ce que Mme Boulianne a fait pour elle.
« Véronique est une humaine exceptionnelle. C’est la travailleuse sociale la plus dévouée que je connaisse », a-t-elle répété plusieurs fois.
► Il est possible de faire un don sur le site internet de la Fondation du CHUM : fondationduchum.com