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100 ans d’histoire pour les Blackhawks: Denis Savard les a sortis deux fois du trou

Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2025-10-11T04:00:00Z

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CHICAGO | Au cours de ses 100 ans d’histoire, l’organisation des Blackhawks a connu sa large part de passages à vide. Au moment de l’arrivée de Denis Savard, à l’automne de 1980, l’équipe était à la recherche d’une première conquête de la coupe Stanley depuis 1961.

Un titre qui avait mis un terme à 19 ans de misère au cours desquels les Hawks avaient raté les éliminatoires à 13 occasions.

Flanqué de Steve Larmer, Al Secord, Doug Wilson, Troy et Bob Murray ainsi que de Keith Brown, Savard a permis à la formation de l’Illinois de connaître plusieurs brillantes campagnes. Au cours du premier séjour de 10 ans de Savard à Chicago, les Hawks ont atteint la finale de l’Association Clarence-Campbell à cinq occasions. Chaque fois, ils se sont inclinés.

Le Journal de Montreal
Le Journal de Montreal

«Trois fois, c’était contre les Oilers, a précisé Savard, joint par Le Journal en marge du lancement de la 100e saison de cette organisation. C’était une machine tellement difficile à battre. Un peu comme le Canadien des années 1970.»

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On peut comprendre que les Oilers n’étaient pas tuables lorsqu’on prend en considération que, certains soirs, les Hawks se sont inclinés même après avoir marqué cinq buts.

«Mentalement, c’était tellement difficile de les affronter. En 1990, on menait la série 2 à 1 avec le quatrième match présenté à Chicago. On a perdu et ils ont viré la série de côté, s’est souvenu Savard, avec une certaine amertume dans la voix. Mon seul regret, c’est de ne pas avoir gagné la coupe comme joueur avec les Blackhawks.»

L’un des plus productifs des années 1980

Par ailleurs, il n’y avait pas que la présence des Oilers qui pouvait représenter un défi mental à cette époque. La division Norris dans laquelle évoluait les Hawks, en compagnie des Leafs, des Blues, des North Stars et des Red Wings, était tellement rude qu’on l’avait surnommée la «division Chuck Norris».

C’est à se demander comment un joueur de finesse comme Savard, reconnu pour son fameux spinorama, est parvenu à survivre dans cette jungle.

«Même moi, je me le demande encore, a-t-il répondu dans un éclat de rire. C’était la guerre tous les soirs. Il fallait être prêt à tout. Surtout au Minnesota. J’ai vécu trois bagarres générales là-bas. Ce n’était pas plaisant, mais c’était la réalité de l’époque.»

«Au moins, j’avais Al Secord de mon côté. Il a pris soin de moi. On avait aussi Dave Hutchison, a-t-il indiqué. Mais de l’autre côté, ils avaient Willi Plett, Basil McRae et Shane Churla. Eux, ils n’étaient pas là pour jouer au hockey.»

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Ces environnements hostiles n’ont pas empêché Savard d’inscrire des points à la pelletée. Au cours de la décennie 1980-1981 à 1989-1990, il s’est classé au quatrième rang des pointeurs de la LNH, avec une récolte de 1013 points, derrière Wayne Gretzky (1842), Peter Stastny (1059) et Jari Kurri (1043).

«Pour vrai? Je n’étais pas au courant de ça. C’est pas pire pour un petit gars de Verdun, a-t-il lancé, visiblement fier. C’est sûr que j’ai eu une bonne carrière, mais ça ne se fait pas tout seul. On a eu des équipes très compétitives.»

Boucler la boucle

Des équipes compétitives qui ont fait rugir le Chicago Stadium, domicile des Hawks de 1929 à 1994. Comme le Garden de Boston et l’Auditorium de Buffalo, le Stadium avait la particularité de proposer une surface de jeu plus petite.

«C’est le fun parce que, quand tu sortais du coin, tu étais déjà rendu au filet. Et le bruit de la foule... ouf! C’était tellement intimidant pour l’adversaire», a mentionné Savard, qui est revenu terminer sa carrière à Chicago après des passages à Montréal et à Tampa Bay.

Pas assez, toutefois, pour soulever la coupe. Il a fallu attendre 2010, dans le United Center, pour revoir le trophée à Chicago. Alors devenu ambassadeur pour les Hawks, Savard avait néanmoins vu grandir cette équipe.

Il se trouvait derrière le banc, tantôt comme adjoint, tantôt comme entraîneur-chef, lorsque les Patrick Kane, Jonathan Toews, Duncan Keith et Corey Crawford ont amorcé leur carrière.

«Je peux dire que j’ai fait partie de la reconstruction de l’équipe qui a gagné trois coupes Stanley. Je les ai tous coachés.»

Une autre façon de ramener de la crédibilité à cette organisation.

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