Dix personnalités sportives qui n’ont pas été sages et qui ne méritent pas de cadeaux


Stéphane Cadorette
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La fin de l’année est généralement l’occasion de revenir sur les exploits de certains athlètes, sur les décisions géniales de certaines organisations et sur des moments qui ont marqué positivement le merveilleux monde du sport. C’est bien beau tout ça, mais il ne faut surtout pas croire que tous les athlètes et dirigeants sportifs ont été sages au point de pouvoir découvrir de belles surprises sous le sapin. Pour conclure 2024, voici une rétrospective de 10 personnalités du monde du sport qui méritent bien plus une sévère réprimande qu’un beau cadeau.
1. L’espionne en chef

Difficile de trouver quelqu’un qui a plus embarrassé le Canada au grand complet que la sélectionneuse de l’équipe nationale de soccer féminin, Bev Priestman. Elle était à la tête de l’équipe quand le scandale d’espionnage par drone des adversaires néo-zélandaises a éclaboussé tout le pays aux Jeux de Paris, cet été. Les joueuses, qui ont dû naviguer à travers ce scandale, n’y pouvaient rien et une enquête a révélé après le tournoi que Priestman donnait directement les ordres dans le cadre d’une culture d’espionnage bien implantée au sein du programme canadien. Avantage marqué pour certains, tempête dans un verre d’eau pour d’autres. Il n’en demeure pas moins qu’un tel système de tricherie international, ce n’est pas chic! Priestman a perdu son poste avec l’équipe canadienne et elle est suspendue un an par la FIFA. Le père Noël ne récompense pas de tels comportements.
2. L’abonné aux coups vicieux

Pourquoi Jacob Trouba? Parce que le défenseur des Ducks est devenu l'un des mauvais garçons de la LNH. Sa mise en échec douteuse sur le défenseur du Canadien Justin Barron cet automne l’a placé sous les projecteurs montréalais, mais c’est loin d’être son seul mauvais coup de l’année. En séries, en mai, face aux Panthers, il a sorti le coude pour frapper directement au menton l’attaquant Evan Rodrigues. En janvier, il avait aussi été suspendu deux matchs en plus de payer une amende pour un autre coup de coude salaud à l’endroit de l’attaquant des Golden Knights, Pavel Dorofeyev. Cétait rendu au point où les Rangers voulaient désespérément l’échanger. À Anaheim comme à New York ou ailleurs, il n’y aura rien sous le sapin.
Slo-mo of Jacob Trouba's elbow on Evan Rodrigues 😬 pic.twitter.com/2OZVW3FQf4
— Brady Trettenero (@BradyTrett) May 26, 2024
3. Le volleyeur agresseur

Il y a des gestes déplorables qui dépassent largement le cadre du sport. C’est le cas du volleyeur néerlandais Steven van de Velde. Condamné en 2016 pour l’agression sexuelle d’une jeune Britannique de 12 ans, il a passé 13 mois en prison et il a malgré tout pu représenter son pays en volleyball de plage, atteignant même les quarts de finale avec Matthew Immers, à Paris. Il a été copieusement hué et même s’il a admis après coup qu’il avait songé à abandonner, il est resté sur place dans la tempête. On aurait pu croire que la fédération de volleyball de son pays l’aurait empêché de prendre part au tournoi olympique, mais non. Voilà une situation dont tout le monde aurait pu se passer. Pas de cadeau à vie dans son cas!
4. Le parieur des Raptors

Les entreprises de paris sportifs sont de plus en plus impliquées dans le monde du sport, ce qui assure que des athlètes vont certainement se faire prendre dans des paris illégaux. Le cas le plus flagrant à ce jour a été celui du centre des Raptors de Toronto, Jontay Porter. Ce dernier a été banni par la NBA en avril quand une enquête a révélé qu’il avait prodigué des informations confidentielles à des parieurs, qu’il s’était sorti volontairement d’au moins un match sur lequel des paris avaient été placés sur des prévisions sur ses statistiques, ainsi que pour des paris sur des matchs de la NBA pendant qu’il évoluait dans la G League. Les mauvais garnements n’ont rien à Noël, même pas de tourtière!
5. Le bâton qui disparaît

Certains athlètes doivent être punis, non pas pour des frasques hors terrain, mais pour leurs piètres performances dans les grands moments. C’est le cas du joueur vedette des Yankees de New York Aaron Judge. Ce dernier a connu une superbe saison avec 58 coups de circuit, une moyenne de ,322 et 144 points produits. Bravo, mais en séries, le cogneur a été limité à 9 coups sûrs en 49 présences (,184) en plus d’être retiré au bâton à 20 reprises. Si au moins c’était une anomalie... Dans les séries de 2022, il a frappé pour ,139. Deux ans plus tôt, c’était ,133. En sept présences en séries, Judge n’a jamais mené les Yankees à la terre promise. Il demeure un joueur redoutable, mais pour Noël, il va regarder les autres déballer.
6. Le sprinteur arrogant

Les succès sportifs du sprinteur américain Noah Lyles ne font plus le moindre doute et méritent d’être salués. Son arrogance crasse mérite aussi d’être soulignée. Le champion olympique sur 100 m à Paris l’été dernier a perdu une belle occasion de se taire quelques mois plus tôt. Lors des Relais mondiaux au printemps en Jamaïque, Lyles s’était fait demander par un journaliste si l’équipe canadienne pouvait représenter une menace éventuelle pour les États-Unis au relais 4 x 100 m. Deux fois plutôt qu’une, Lyles a simplement répondu: «Qui?», sous les rires de ses coéquipiers. Puis, aux Jeux de Paris, l’équipe américaine (sans Lyles dans le quatuor) a été disqualifiée tandis que les Canadiens Andre De Grasse, Aaron Brown, Brendon Rodney et Jerome Blake étaient couronnés. Une petite tape sur les doigts pour Lyles en ce temps des Fêtes...
Back in May Noah Lyles was asked about the budding rivalry between USA and Canada.
— Made In Canada (@MadelnCanada) August 9, 2024
His response: “Who? Who?”
Today, Canada won gold in the 4X100m relay, while USA did not medal 😂 pic.twitter.com/X3ybMwdmss
7. La cavalière aux méthodes louches

Il est plutôt étonnant qu’une cavalière britannique se retrouve dans cette liste de «pas fins», direz-vous, mais sa place est méritée. Sextuple médaillée olympique en dressage, Charlotte Dujardin s’est retirée des Jeux et a été suspendue six mois après qu’une vidéo d’elle a fait surface dans laquelle on la voit utiliser un fouet sur son cheval à 24 reprises lors d’un entraînement. Oui, ladite vidéo datait d’il y a quatre ans, mais c’est cette année qu’elle a causé tout un émoi international dans le monde des sports équestres. Au moins, elle a immédiatement reconnu ses torts et contribué à l’enquête de la Fédération équestre internationale. Mauvais traitement des animaux, pas de cadeaux!
Charlotte Dujardin, Britain's joint-most decorated female Olympian, has been provisionally suspended & will not compete at Paris 2024.
— Good Morning Britain (@GMB) July 24, 2024
This video has emerged of the dressage star which she said showed her 'making an error of judgement'. pic.twitter.com/PQ9rPQTD04
8. Le maraudeur agressif

C’est malheureux, mais chaque année, des joueurs de la NFL sont tristement impliqués dans des incidents sérieux de violence conjugale. Le maraudeur des Patriots Jabrill Peppers a été arrêté en octobre, à la suite d’une altercation avec sa conjointe. Peppers aurait entre autres poussé celle-ci dans un escalier et a été accusé de coups et blessures, coups et blessures avec une arme dangereuse, strangulation et possession de cocaïne. Pendant que l’enquête suit son cours, Peppers a eu le loisir de rejoindre son équipe en décembre. La situation est pour le moins malaisante. Inutile de spécifier que si les gestes dont on l’accuse sont véridiques, on ne l’invite tout simplement pas au party...
9. Le hockey européen

Pas évident de blâmer ici quelqu’un en particulier, mais disons qu’il est spécial que les parias de l’équipe canadienne de hockey junior de 2018, accusés de viol collectif, aient pu se trouver si rapidement du travail après le scandale qui a remué notre sport national. Des cinq joueurs qui ont dû se rendre à la police de London pour faire face à des accusations d’agression sexuelle, déjà trois ont fait le saut de l’autre côté de l’Atlantique pour continuer de jouer au hockey. Après que Dillon Dube et Michael McLeod ont déniché des emplois dans la KHL en Russie avec le Dinamo de Minsk et le Barys Astana, Cal Foote les a imités en se joignant au HK 32 Liptovsky Mikulas, la plus haute division en Slovaquie. Ça ne pouvait vraiment pas attendre?
10. Le grincheux d’Aston Martin
Cette saison de F1 2024 en est certainement une autre à oublier pour Lance Stroll et aussi pour toute son équipe d’Aston Martin. En terminant 13e au classement des pilotes avec ses maigres 24 points en autant de courses, le Canadien ne mérite certainement pas de cadeaux avec ses gaffes en piste, ses performances et sa perpétuelle baboune. Son accident avec Daniel Ricciardo en Chine alors que le peloton roulait sur le drapeau jaune, son aventure stupide dans le bac à graviers au Brésil, ses trop nombreux manques d’intérêts dans les conférences de la FIA et les questions lui étant adressées ont fait chuter sa cote de popularité et aussi remis en question son baquet en jeu. Bien que la saison ait été difficile pour l’écurie britannique ayant été incapable de faire progresser leurs bolides, Stroll a amassé 2,5 fois moins de points que son coéquipier Fernando Alonso qui a arrêté le compteur à 70 points. Le grincheux d’Aston Martin peut être placé sur la liste des vilains du père Noël.
-Avec la collaboration de François-David Rouleau (Lance Stroll)