Qualifications sprint du Grand Prix du Canada: revoilà George Russell chez Mercedes
Le Britannique a décroché la pole position devant son coéquipier Kimi Antonelli


François-David Rouleau
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Dans le garage de Mercedes, Toto Wolff a souri. Pour cause, le grand patron réagissait au doublé de George Russell et Kimi Antonelli en qualifications de la course sprint du Grand Prix du Canada.
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Sous pression depuis l’issue de la course au Japon à la fin mars quand il a vu son jeune coéquipier prendre la tête du classement du Championnat du monde des pilotes, le grand Britannique a poussé un petit soupir de soulagement à sa sortie de la voiture. En répétant quelques mots sur les ondes radio, Wolff l’a félicité.

Prônant la patience alors qu’il se trouve 20 points derrière l’Italien au classement, Russell doit maximiser ses week-ends de courses, surtout lors des courses sprint où 33 points sont à l’enjeu avec deux victoires.
Bref, après une performance ordinaire de 17 points sans être grimpé sur le podium, Russell a profité du circuit Gilles-Villeneuve pour passer un premier message.

Par un poil
Avec un chrono de 1 :12,965, il a devancé Antonelli par six centièmes de seconde. Comparativement à l’an dernier, Russell a d’ailleurs ajouté plus de deux secondes à son tour rapide en qualifs sous ces nouveaux règlements techniques en F1.
« Je savais ce que je pouvais faire, a signalé l’auteur de la pole position et vainqueur du GP du Canada l’an dernier. C’est un circuit incroyable. C’est plaisant de signer le chrono le plus rapide. Ça faisait longtemps. »
En effet, plus de deux mois ! Le pilote de 28 ans avait signé le meilleur temps à la course sprint à Shanghai, en Chine, lors de la deuxième escale de la saison. Il avait ensuite remporté l’épreuve écourtée.
Départ de tortue ?
Mais lors de l’extinction des feux sur le coup de midi, samedi, Wolff pourrait perdre son sourire. Car les départs sont pénibles chez Mercedes avec la gestion de l’énergie de la batterie.

Questionné sur le sujet, Russell, mal à l’aise, a indiqué que l’écurie progresse à petits pas à ce sujet.
« L’histoire récente démontre qu’on ne démarre pas sur les chapeaux de roues. On fait des pas de bébé. »
Qu’importe, Mercedes parvient à remonter le peloton. La question est de savoir comment les deux bolides se défendront face aux McLaren qui occuperont la deuxième ligne de départ, devant les Ferrari, si le scénario se répète.

Max Verstappen et Isack Hadjar s’élanceront de la quatrième ligne tandis que le jeune Arvid Lindblad, chez Racing Bulls, a devancé le vétéran pilote de Williams, Carlos Sainz.
Alonso dans le mur
Chez Aston Martin, Fernando Alonso a réussi à pousser son carrosse vert dans le second segment des qualifications pour la première fois cette saison. Mais en frôlant les limites, il l’a aussi planté dans le muret au troisième virage après avoir bloqué les roues. Ce qui a causé un drapeau rouge avec 1 min 46 s à écouler à cette portion de la séance.

« J’ai barré les roues avant à un endroit où c’est impossible d’éviter un incident sur ce circuit. J’étais trop sur la limite, a-t-il insisté au micro de Sky Sports. Nous étions derrière dans le rythme, donc nous poussions pour avancer de sept ou huit places additionnelles de ce qu’on ne pouvait faire. »
Il n’a évidemment réalisé aucun tour au second segment. Il s’élancera de la 16e position tandis que Lance Stroll a bouclé le 18e chrono.