Mazlum Akdeniz fait taire son insultant rival


Ian Gauthier
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Le Longueuillois Mazlum Akdeniz ne s’est pas trop éternisé dans le ring du Casino de Montréal, mercredi soir, où il s’est imposé par K.-O. technique au quatrième round devant le Britanno-Colombien Stuart McLellan en demi-finale du gala mettant en vedette le poids lourd Alexis Barrière.
Il y avait énormément d’animosité dans l’arène, la faute à quelques comportements bizarres de la part de McLellan, un vétéran de 39 ans qui avait craché sur Akdeniz lors de la pesée et qui l’a fait de nouveau durant le combat.
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McLellan avait affirmé à Akdeniz, lors de la pesée, qu’il était le premier vrai boxeur à l’affronter, en plus de lui lancer des insultes racistes, mais le pugiliste d’origine kurde n’a pas perdu de temps à lui faire ravaler ses paroles.
McLellan, 39 ans, n’a jamais vraiment été dans le coup, déjoué surtout par la vitesse d’Akdeniz, qui a dominé la plupart des échanges sans trop recevoir de contrepartie valable. Le Britanno-Colombien a par ailleurs passé le combat à se plaindre de coups derrière la tête.
Au quatrième round, l’arbitre Yvon Goulet, qui avait dû intervenir souvent en raison de l’animosité ambiante dans le ring, en avait assez vu.
« C’était tendu, mais je ne voulais pas que ce soit tendu comme ça », a commenté Akdeniz, après le combat.
« Je ne pensais pas qu’il allait chialer autant, a-t-il ajouté. Un moment donné, je lui ai dit de se la fermer et de se battre. On est là pour boxer. Plains-toi une fois, mais pas à chaque chose qui arrive. »
McLellan avait insulté le Longueuillois à plusieurs reprises sur les médias sociaux dans les jours et semaines précédant le combat.
« Commencer à parler de religion et d’insulter... ça n’a pas de sens, a affirmé le boxeur québécois. Je ne suis pas un gars très religieux ou croyant, mais le respect, c’est très important. »
« Il a franchi la ligne et je pense qu’il y avait beaucoup de monde dans la foule qui voulait le voir prendre une volée, a-t-il également mentionné. Surtout le monde de Longueuil ! »
À maintenant 28 ans, Akdeniz vise dès lors de plus gros poissons, lui qui aimerait se battre pour un titre dès juin prochain.
« Je suis prêt pour boxer contre de bons adversaires », a-t-il lancé.
« Je suis dans mon “prime”, il faut que j’aille chercher des gros combats. »
Alieh en quelques secondes
Dès les premiers échanges du duel entre le Montréalais Omar Alieh et l’Albertain Michael Parker, il était clair que le premier des deux était beaucoup trop fort pour l’autre.
Martelant son adversaire, Alieh (4-0-0, 4 K.-O.) a envoyé Parker (5-3-0, 2 K.-O.) choir dans les câbles et l’arbitre n’a pas hésité à mettre fin au combat avant la fin de la première minute du round initial.
Lahaie expéditif
À son quatrième combat chez les pros, le Sherbrookois Loick Lahaie a vite démontré que son adversaire, le Chilien Rodrigo Sepulveda, n’était pas de taille.
Démontrant un avantage physique comme technique tôt dans le combat, Lahaie (4-0-0, 2 K.-O.) a terminé le travail avec un retentissant crochet de droite avant même la fin du premier round. Sepulveda s’est relevé tant bien que mal, mais il était clair qu’il n’allait pas pouvoir poursuivre la bataille.
Il s’agissait d’une deuxième victoire de suite par K.-O. pour le boxeur de 24 ans.
« Au début, je dirais que je me suis fait toucher pour rien, mais j’évaluais, a-t-il expliqué, après le combat. Peut-être que j’aurais dû être plus alerte défensivement. »
« Dès que je l’ai touché avec le premier coup solide, j’ai vu ses genoux aller un peu partout et j’ai enchaîné avec ça », a précisé Lahaie, qui boxait pour sa grand-mère, grande supportrice de sa carrière qui a actuellement des problèmes de santé.
Petanqui sur les chapeaux de roues
Ancien boxeur d’Équipe Canada à la riche carrière chez les amateurs, le Québécois Junior Petanqui effectuait ses débuts professionnels et il n’a pas déçu. Flanqué notamment du champion olympique de patinage de vitesse William Dandjinou, qui était dans son coin, le pugiliste de 27 ans a offert une performance pratiquement sans faille pour l’emporter par décision unanime contre le Chilien Juan Andrade (2-4).
S’appuyant sur son « jab » piquant, son bon jeu de jambes et son solide travail en combinaison, Petanqui (1-0) a dominé son rival, qui ne manquait cependant pas de courage, à défaut d’avoir les outils pour rivaliser.
Bazhenov demeure invaincu
À l’évidence, le poids plume ukrainien Kirill Bazhenov aime offrir un spectacle au public et son duel contre le Chilien Johan Guzman n’a pas dérogé à la règle. Au terme de quatre rounds ponctués d’échanges explosifs, le nouveau protégé de Russ Anber et de Moe Latif s’est imposé par décision unanime.
Bazhenov (4-0-0, 1 K.-O.), qui n’a que 21 ans, a du mérite parce que Guzman (2-1-0, 2 K.-O.) était venu pour gagner et l’a atteint à plusieurs reprises.
Bazhenov avait cependant un avantage physique comme technique qui lui a permis d’enlever le combat.
« J’étais prêt pour un combat difficile [...] mais comme vous pouvez le voir, j’étais le meilleur ce soir », a déclaré le jeune homme, qui a fui le conflit dans son pays pour finalement se retrouver entre les mains de Latif et Anber.
« Tu vois qu’il est un gars de la vieille école, il boxe bien, il bouge bien, il a une bonne technique, a commenté Anber. Il est jeune. Tout va s’améliorer. »
Débuts réussis pour Mansueto
Dans le premier combat de la soirée, la Montréalaise Alessia Mansueto s’est imposée par victoire unanime devant la Chilienne Genoveva Candia.
Dès le milieu du premier round, il était clair que Mansueto (1-0) avait l’avantage sur son adversaire. Après avoir terminé ce premier assaut en force, Mansueto a dominé les autres et placé la plupart des coups qui ont porté. Candia (1-4-2, 1 K.-O.) affichait d’ailleurs une blessure au front au terme du duel.
Les juges ont tous remis des cartes de 40-36 en faveur de la boxeuse locale.