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«On sentait que les gens se rappelaient les moments que Rodger leur a fait vivre»

Photo portrait de Marc de Foy

Marc de Foy

2026-03-23T04:00:00Z

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Pascale Vallée vit un tourbillon d’émotions depuis le départ de son Rodger bien-aimé. Les messages de condoléances affluent de partout. Les abonnés des réseaux sociaux publient quantité de photos souvenirs où on les voit photographiés aux côtés de Rodger, lors d’une rencontre au hasard.

Samedi soir, le Canadien a reçu Pascale dans une loge. La dame était accompagnée de Ménick, le célèbre barbier des sportifs ; de Luigi Carola, du Groupe CH ; du docteur Michaël Desjardins, médecin traitant de Rodger au CHUM ; et de Daniel Desjardins, un ami proche du personnage disparu.

L’organisation du Tricolore lui a remis un chandail de l’équipe arborant le numéro 7 en mémoire de Mickey Mantle. L’ancienne gloire des Yankees dans les années 1950 et 1960 était l’idole de jeunesse de Rodger.

Tout le monde a un souvenir

Bien qu’ébranlée par la perte de son conjoint, Pascale tenait à assister à l’hommage que le Canadien a rendu à son époux. Et, comme le CH en a l’habitude dans ces circonstances, il a bien fait les choses.

Plusieurs photos montrant Rodger dans ses nombreuses activités ont défilé au tableau indicateur avant que les spectateurs ne soient invités à observer un moment de silence en souvenir du défunt.

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« Ce n’était pas une minute de silence ordinaire, a dit Pascale lorsque je l’ai jointe hier.

« On sentait que les gens se rappelaient les moments que Rodger leur a fait vivre. Rodger leur donnait un sentiment de proximité. Les gens ne l’appelaient pas monsieur Brulotte. Pour tout le monde, c’était Rodger.

« Le Canadien m’a reçu grandiosement. France-Margaret Bélanger, Patrice Brisebois et sa conjointe Nadia Saputo ont été pleins d’attention.

« Ça m’a beaucoup émue. »

De plus, la troupe de Martin St-Louis s’est éclatée aux dépens des protégés de Patrick Roy.

« Rodger devait être content que le Canadien ait marqué sept buts. C’était son chiffre de prédilection ! » de lancer Pascale.

Parti la Journée du bonheur

Les deux dernières semaines ont donné lieu à des rebondissements allant de l’optimisme au désespoir.

Le 5 mars, les médecins annonçaient à Rodger qu’il était prêt à retourner à l’hôpital Marie-Clarac afin qu’il puisse reprendre sa rééducation.

Puis de l’eau a été détectée sur un poumon, ce qui a nécessité un épanchement pleural.

« Enfin, lundi dernier, on nous a dit que Rodger serait transféré à l’unité des traitements de confort [soins palliatifs]. On s’est regardés, l’air de dire que ça ne se pouvait pas. »

Vendredi dernier, à 18h02, Rodger rendait son dernier souffle.

« Le sort a voulu qu’il parte lors de la Journée internationale du bonheur. N’est-ce pas une heureuse coïncidence quand on connaît le bonheur qu’il a procuré à tous les gens qui ont croisé sa route ? » se réconforte Pascale.

Rodger aura eu le don d’agir avec soin jusqu’à la fin.

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