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Cole Caufield a dans sa mire un exploit vieux de 48 ans et encore plus immense que 50 buts

Photo portrait de Nicolas Cloutier

Nicolas Cloutier

2026-03-23T21:00:00Z

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À moins de vivre en dessous d’une roche ou de n’avoir rien à cirer du hockey, vous savez sans doute déjà que Cole Caufield pourrait devenir le premier joueur de l’histoire du CH à remporter le trophée Maurice-Richard et le premier à marquer 50 buts depuis Stéphane Richer en 1990. Il y a toutefois un fait d’armes encore plus immense à la portée du petit Américain qui passe sous silence.

En 1999, le Canadien a fait don du nom de Maurice Richard à la Ligue nationale de hockey pour honorer son légendaire numéro 9, qui est décédé l’année suivante. Depuis la saison 1998-1999, la LNH remet chaque année un trophée au buteur par excellence. Mais les champions buteurs existent naturellement depuis la première mise au jeu, qu’ils soient soulignés ou non.

Trophée ou pas, un joueur du CH qui finit une saison de la LNH au sommet de la colonne des buts, c’est absolument rarissime.

En fait, un tel exploit n’a pas été vu en près de 50 ans. Guy Lafleur est le dernier à y être parvenu, lors de la saison 1977-1978, qu’il a complétée avec une récolte de 60 buts. En 1978, pour référence, Gilles Villeneuve remportait le tout premier Grand Prix du Canada en F1.

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Et Caufield est plus que jamais dans la course pour mettre fin à cette disette interminable. Le complice de Nick Suzuki se trouve à deux petits buts de Nathan MacKinnon, qui est présentement seul au sommet avec 45 filets.

À titre comparatif, lorsque Stéphane Richer a produit la plus récente saison de 50 buts du Canadien, il avait terminé au septième rang de la LNH avec 51 réussites, derrière Luc Robitaille (52), Pat LaFontaine (54), Brian Bellows (55), Cam Neely (55), Steve Yzerman (62) et Brett Hull (72).

La baisse de régime d’Auston Matthews et le ralentissement inévitable du vénérable Alex Ovechkin ont ouvert la voie pour que Caufield prétende à la couronne, couronne qu’il pourrait convoiter à plusieurs reprises dans les cinq prochaines années, qui s’annoncent prometteuses à Montréal.

Merci aux Panthers et aux Flyers

Ce texte n’aurait par ailleurs jamais vu le jour sans un heureux coup du sort au repêchage de 2019.

Cette année-là, l’agent Pat Brisson avait laissé savoir au CH qu’il était futile de rencontrer son client, puisque Caufield était pressenti pour entendre son nom parmi les 10 premiers. Le CH détenait la 15e sélection seulement.

Le premier domino est tombé quand les Panthers de la Floride ont opté pour un gardien de but, Spencer Knight, au 13e échelon. Le CH avait alors besoin d’un dernier coup de pouce des Flyers de Philadelphie. Ces derniers ont jeté leur dévolu sur un défenseur, Cam York, un coéquipier de Caufield avec le programme de développement américain.

C’était l’époque où le Canadien était plombé par un avantage numérique moribond, à 17,6 % d’efficacité, et dépourvu de marqueurs naturels. Aucun attaquant de l’équipe n’avait inscrit 30 buts en 2018-2019, même si Domi était passé bien près (28).

« On a besoin de buts. On a besoin [de punch] en avantage numérique. Prenons Caufield », avait d’ailleurs lancé le directeur du recrutement amateur, Shane Churla, à la table du repêchage.

Aujourd’hui, le Canadien a des buts. Et un avantage numérique qui roule à plein régime, à 25,4 %.

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