Les quatre meilleures écuries écrasent les essais de pré-saison

AFP
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Les quatre meilleures écuries de Formule 1 de 2025 - Red Bull, McLaren, Mercedes et Ferrari - ont dominé mercredi le début de la deuxième semaine d’essais de pré-saisons à Bahreïn, signe que la hiérarchie risque d’être la même en 2026 alors que le règlement a été complètement refondu.
Le petit royaume du Golfe a accueilli la semaine dernière une première session de tests et continue, de mercredi à vendredi, d’ouvrir son circuit de Sakhir aux 11 équipes du paddock soumises à des règles techniques remises à plat pour les moteurs, le châssis, l’aérodynamique, les pneus et les carburants.
L’objectif de ces essais est d’accumuler des tours de piste pour engranger le plus de données sur la fiabilité des blocs hybrides - 50 % thermique, 50 % électrique - et le comportement des monoplaces, avant le premier Grand Prix de la saison à Melbourne (Australie) le 8 mars.
La semaine dernière, les quatre écuries phares ont dominé les essais, même si aucune n’a voulu se proclamer favorite pour le Championnat du monde des constructeurs remporté en 2024 et 2025 par McLaren, qui est motorisée par Mercedes.
Pour le premier jour de la seconde session, la hiérarchie a été complètement respectée : le top 4 s’est tenu en huit dixièmes de seconde.
Dix petits millièmes
Le Britannique GeorgeRussell (Mercedes) a b é son meilleur tour en 1 minute 33 secondes 459 millièmes, collé par l’Australien Oscar Piastri (McLaren), à dix petits millièmes.
Derrière, suivent le Monégasque Charles Leclerc (Ferrari), le champion du monde en titre britannique Lando Norris (McLaren) et l’Italien Andrea Kimi Antonelli (Mercedes) à respectivement 280, 593 et 699 millièmes.
Le Français Isack Hadjar, pour sa seconde saison en F1 et première chez Red Bull à 21 ans, est sixième à 800 millièmes, devant le septuple champion du monde britannique Lewis Hamilton, relégué à 840 millièmes.
Carlos Sainz Jr (Williams) pointe en huitième position de cette journée, mais à 1.654 seconde de Russell.
Le quadruple champion du monde néerlandais Max Verstappen (Red Bull) n’a pas tourné mercredi sur le circuit de Sakhir, à 30 km au sud de la capitale de l’île de Bahreïn, Manama.
Lors d’une conférence de presse avec quatre de ses concurrents, Hamilton, visiblement très détendu et souriant après une première saison 2025 décevante chez Ferrari, a partagé son « enthousiasme pour la saison » 2026 avec la Scuderia dont il a dit sentir « l’empathie » et « l’envie » de gagner.
« J’ai l’impression qu’on a fait des progrès par rapport à la semaine dernière et je continue d’apprendre à connaître la voiture », a encore commenté Lewis Hamilton.
Son rival Verstappen s’était moqué la semaine dernière de la Formule 1 millésime 2026, aux moteurs à moitié électriques, qui « ressemblent plus à de la Formule E sous stéroïdes ».
Le Néerlandais a enfoncé le clou mercredi en défendant sa « liberté d’expression » dans un « monde libre » et a dit encore redouter qu’à terme la très prospère F1 se rapproche de la Formule E encore très confidentielle.
Le Français Esteban Ocon (Haas) a, lui, résumé l’état d’esprit des écuries de milieu de grille.
« Je m’étais dit que la hiérarchie serait sûrement un peu chamboulée et qu’on pourrait peut-être avoir une chance d’être aux avant-postes. Mais non, il y a toujours les quatre mêmes devant », a-t-il regretté auprès de l’AFP.