Une fin de match dans l'émotion

Benjamin Aubert
Partager
Après avoir rivalisé vendredi soir avec l'Armada de Blainville-Boisbriand, les Remparts de Québec ont de nouveau montré dimanche qu'ils sont en mesure de jouer face à des puissances du circuit Cecchini. Malgré une défaite de 6 à 2 face aux Wildcats de Moncton, l'entraîneur Éric Veilleux devrait dresser un bilan positif de la fin de semaine.
La rencontre de dimanche a toutefois donné lieu à plusieurs scènes d'émotions vives, si bien que la dernière minute de jeu a même nécessité un peu plus de neuf minutes de temps réel pour être complétée.
Les officiels ont effectivement longuement échangé afin de départager les punitions après un attroupement qui a donné lieu à deux combats alors qu'il ne restait que dix secondes à jouer.
Ce brasse-camarade avait été déclenché par une mise en échec de Mavrick Rousseau-Hamel à l'endroit de l'attaquant Gavin Cornforth dans le coin de la patinoire, à la droite du gardien visiteur Rudy Guimond. La séquence pourrait d'ailleurs être révisée par Ligue, puisque Rousseau-Hamel a été chassé pour assaut à la suite de celle-ci.
«J'ai vu beaucoup de dernières minutes de jeu qui se sont éternisées. Dans les années 1990, il y avait beaucoup de matchs qui se terminaient comme ça. Malheureusement, ça fait partie du jeu», a illustré l'expérimenté entraîneur-chef des Wildcats, Gardiner MacDougall.
«On aime jouer physique et, quand il y a des choses qui arrivent comme ça, on ne va pas laisser un gars tout seul. En plus, on a une petite rivalité qui s'installe contre Moncton, étant donné qu'on a perdu en séries contre eux l'an dernier», a expliqué pour sa part l'attaquant des Diables rouges, Nathan Quinn, qui a participé aux deux buts des siens.
Un but controversé
Un peu plus tôt en troisième période, c'est l'entraîneur des Remparts, Éric Veilleux, qui s'est montré plus émotif que ce à quoi il a habitué les partisans de l'équipe depuis son arrivée à Québec.
Le Russe Kuzma Voronin a porté la marque à 4 à 1 en milieu d'engagement, mais une punition contre Gabe Smith a aussi été appelée sur la même séquence, donnant lieu à beaucoup de confusion sur la patinoire et de colère dans le camp des locaux.
Can't stop Kuzma today. https://t.co/88d2H06Sx0 pic.twitter.com/TjcPLhj83n
— Moncton Wildcats (@monctonwildcats) 25 janvier 2026
«Quand tu appelles une punition, il faut que tu siffles avant que le gars s'en aille en échappée. Il est supposé d'avoir un sifflet, pas un but et une punition. [...] [Les arbitres] m'ont dit que l'appel était après le but, mais ce n'est pas arrivé après, on le voit sur notre tablette!», bouillonnait encore le pilote des Remparts une fois la rencontre terminée.
«On est capable de jouer face aux meilleurs»
Si le pointage final est si élevé, c'est surtout parce que les visiteurs ont inscrit deux buts dans un filet désert dans les dernières minutes de la partie. Éric Veilleux a donc pu se consoler en évaluant la performance de sa troupe face à la formation qui occupe le deuxième rang du classement général de la LHJMQ.
«Je suis content que les joueurs comprennent qu'on est capable de jouer contre deux des trois meilleures équipes de notre ligue. [...] À ce temps-ci de l'année, c'est important de se prouver qu'on est capable de jouer au hockey. Leur exécution est plus à point que la nôtre, ça nous donne un aperçu des choses sur lesquelles on doit travailler», a-t-il mentionné.
De son côté, Gardiner MacDougall a souligné un «bel effort» de son groupe avant de prendre la route vers Moncton, dans la tempête, après avoir disputé trois matchs en quatre jours.