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Comme son père, Alessandro Biello veut lancer sa carrière avec le Supra

PHOTO FOURNIE PAR FC SUPRA
Photo portrait de Marc-Antoine Malo

Marc-Antoine Malo

2026-01-21T20:35:36Z

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Après un début de carrière marqué par l’incertitude, Alessandro Biello tourne la page du CF Montréal et en commence une nouvelle avec le FC Supra, un club au nom très évocateur pour sa famille.

Son père, Mauro, a effectué ses débuts professionnels à la fin des années 1980 avec la mouture originale du Supra. C’est là que tout a débuté pour l’attaquant avant qu’il ne connaisse une brillante carrière avec l’Impact de Montréal.

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À 19 ans, Alessandro Biello commence à peine la sienne, même s’il baigne dans le soccer professionnel depuis sa tendre enfance. Lorsque le CF Montréal l’a libéré en décembre après plus d’une décennie à développer son talent, le Supra n’a pas manqué sa chance.

«On est un peu dans la même situation. Il était jeune lui aussi quand il a rejoint le Supra. C’est une opportunité pour nous deux de lancer notre carrière», a reconnu le milieu de terrain en parlant de son père.

«Ç’a pris un peu de temps pour le convaincre, mais on est là aujourd’hui, a lancé le président Rocco Placentino avec un regard amusé pour Biello, en ce premier jour du camp d’entraînement, mercredi. Ce qu’on veut faire avec Alessandro, c’est lui donner une opportunité. C’est à lui de montrer aux entraîneurs qu’il veut atteindre un autre niveau.»

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Une surprise... pour lui aussi

Si Biello a été «dur» à convaincre, c’est que tout semble s’être bousculé pour lui. Il y a quelques mois à peine, il était encore un membre du Bleu-Blanc-Noir et évoluait à Halifax en prêt. L’option à son contrat n’a toutefois pas été activée, mais il a été invité au camp de l’équipe. C’est Laval qu’il a choisi plutôt que l’Espagne, où le CF s’entraîne cet hiver.

Le jeune homme le reconnaît, l’année 2025 a été difficile pour son moral. En 21 matchs en Première Ligue canadienne (PLC), il n’a passé que 349 minutes sur le terrain. En MLS, il a eu droit à 15 minutes de jeu.

«J’aurais voulu jouer plus de minutes, mais certaines choses sont hors de mon contrôle. Ce que je peux contrôler, c’est comment je m’entraîne et comment je pense», a avoué Biello.

Ses propos rejoignent ceux de Nick De Santis. Avant d’être consultant et membre du conseil d’administration du Supra, le Montréalais a très bien connu le père de Biello puisqu’il a été son coéquipier et son collègue chez l’Impact. Il côtoie Alessandro depuis que ce dernier est au monde.

Mauro Biello, qui fait maintenant partie des immortels du Stade Saputo, est accompagné de ses deux fils lors d’un match contre le Toronto FC.
Mauro Biello, qui fait maintenant partie des immortels du Stade Saputo, est accompagné de ses deux fils lors d’un match contre le Toronto FC. MARTIN ALARIE / AGENCE QMI

«Il est mieux de performer, a d’abord déclaré De Santis à la blague, avant de poursuivre plus sérieusement. Il a dit quelque chose d’important. Dans la vie d’un jeune professionnel, il y a des moments difficiles. Qu’il ait fait partie d’un environnement professionnel pour la majorité de sa vie, même jeune, l’a préparé pour Halifax.

«Son père était l’exemple parfait du jeune joueur, surtout en milieu de terrain où nous avions des joueurs de l’extérieur, a-t-il poursuivi. Il pouvait contrôler une chose: son acharnement à l’entraînement. Il a compris qu’il pouvait y arriver en se donnant corps et âme à l’entraînement chaque jour.»

De sages paroles que le jeune Biello devra mettre en pratique. Qu’il le veuille ou non, son nom de famille le place sous les feux de la rampe. À lui de prouver qu’il n’est pas seulement le fils de quelqu’un.

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