Le Québécois Thomas Bertrand-Hudon s’enracine en Saskatchewan

Philippe Asselin
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Le porteur de ballon québécois Thomas Bertrand-Hudon a paraphé un nouveau contrat d’un an avec les Roughriders de la Saskatchewan.
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Le natif de Mont-Saint-Hilaire a disputé sa troisième campagne dans la Ligue canadienne de football (LCF) en 2025, une saison qu’il a conclue en soulevant la coupe Grey.
En entrevue, Bertrand-Hudon s’est dit très heureux de prolonger son aventure avec l’équipe qui a appelé son nom lors de la quatrième ronde du repêchage de 2023.
«Avant de faire le saut chez les professionnels, je m’entraînais avec des Québécois qui jouaient déjà dans la LCF. Je les ai souvent entendus dire que c’est une chance incroyable d’être dans une équipe où les entraîneurs ont confiance et croient en toi. C’est le cas pour moi en Saskatchewan», a-t-il indiqué.
Une machine sur les unités spéciales
À chaque nouvelle saison, Bertrand-Hudon a obtenu plus d’occasions de se mettre en valeur dans le champ-arrière. C’est toutefois principalement sur les unités spéciales qu’il a fait sa niche.
En 45 matchs en carrière dans la LCF, l’athlète de 29 ans a retourné 18 bottés pour 428 verges et a réussi 23 plaqués dans cette facette névralgique du football à trois essais.
Ce n’était pourtant pas une spécialité de Bertrand-Hudon quand il est débarqué chez les Roughriders, lui qui venait de passer cinq ans avec les Hornets de Delaware State (NCAA). Disons simplement que c’est moins important les unités spéciales chez nos voisins et que ce n’est pas quelque chose qu’on pratique beaucoup.
«Je ne sais pas quelles sont les statistiques exactes, mais il y en a en maudit des bottés dans notre ligue, a laissé tomber Bertrand-Hudon. J’ai appris à vraiment apprécier mon rôle sur les unités spéciales.»
«C'est probablement l’une des grosses raisons pour lesquelles j'ai encore une job», a-t-il renchéri.
En faire davantage
L’ancien des Cougars du Collège Champlain-Lennoxville souhaite maintenant en faire plus en attaque.
«J’ai prouvé à mes entraîneurs que j’étais capable de courir avec le ballon et d’assumer les autres tâches d’un porteur de ballon.»
«Je pense que je peux en faire davantage. Ce sera ma quatrième saison avec le même groupe d’entraîneurs. Ils savent ce dont je suis capable, et je crois que mes responsabilités vont augmenter en 2026.»
En neuf matchs lors de la dernière saison, le footballeur de 6 pi et 220 lb a effectué 34 courses pour 166 verges et un touché. Il a aussi attrapé les six passes envoyées dans sa direction pour 38 verges et un majeur.
Thomas Bertrand-Hudon goes all the way to the house! 🏠#CFLGameDay
— CFL (@CFL) June 6, 2025
🗓️: REDBLACKS vs. Roughriders LIVE NOW
🇨🇦: TSN, RDS2
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En français
En discutant de la dernière saison, Bertrand-Hudon a souligné le bonheur qu’il a vécu de partager son quotidien avec ses compatriotes québécois Samuel Emilus, Kerfalla-Emmanuel Exumé, Philippe Gagnon et Benoit Marion.
«J’ai été aux États-Unis pendant quatre ans et je m’ennuyais de pouvoir parler ma langue dans le vestiaire. C’est quelque chose de réconfortant de jouer avec des gars de chez nous. Nous étions un petit groupe tissé serré, a révélé Bertrand-Hudon. Je comprends la réalité de la LCF, mais j’aimerais vraiment ça qu’ils soient tous de retour.»
Pour le moment, le porteur de ballon est le seul de ce groupe à avoir un contrat en poche pour la prochaine campagne. Les Roughriders ont cependant encore plusieurs semaines pour prendre une décision au sujet des quatre autres natifs de la Belle Province, puisque le marché des joueurs autonomes 2026 de la LCF s’ouvre le 10 février.