«On se croirait au Championnat du monde»: Patrick Couture, référence dans le domaine des patinoires extérieures, est impressionné par le site de la Classique hivernale à Trois-Rivières


Kevin Dubé
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«Fabuleux», «magnifique», «à voir»: Patrick Couture en a vu, des patinoires extérieures dans sa carrière, et il n’hésite pas à reconnaître la qualité de ce qui a été mis en place à l’hippodrome de Trois-Rivières dans le cadre de la toute première édition de la Classique hivernale Ellipse Assurances.
L’entreprise de M. Couture, Synerglace, se spécialise dans la conception des patinoires extérieures réfrigérées. Des glaces extérieures, ils en ont fait un peu partout dans le monde: Grenoble, Monaco, Paris, Monte-Carlo.
L’été dernier, M. Couture avait même poussé l’audace en installant une patinoire extérieure sur la place Jean-Béliveau, en plein mois d’août, en marge du Pro-Am Sun Life, dont il est le directeur général.
Le mot s’est passé chez les joueurs de la LNH qui étaient présents, notamment Steven Stamkos et Roman Josi, et Synerglace a maintenant des contrats pour des glaces extérieures à Tampa Bay et à Nashville.
Bref, son entreprise est devenue une référence en la matière et c’est à Synerglace qu’est revenu le mandat d’installer la glace de la toute première Classique hivernale Ellipse Assurances.
«C’est assez incroyable. On dirait qu’on est dans un amphithéâtre, mais à l’extérieur. C'est à voir. J’étais venu voir le site l’été dernier et je trouvais ça beau, mais là, je suis impressionné. Ce qu’ils ont fait autour, avec les scènes et tout, c’est vraiment fabuleux. On se croirait au Championnat du monde», nous a-t-il lancé vendredi matin, alors qu’il s’assurait que tout était en place pour le début des festivités.
Un bon défi
M. Couture reconnaît que ça a été un bon défi, d’installer une patinoire sur le site de l’hippodrome.
Le site étant en pente, il a fallu effectuer du remplissage afin d’élever le sol d’environ six pieds. La neige et la pluie ont ensuite compliqué les choses.
«On a eu de la misère à compacter le sol. Ça a donc pris une semaine complète pour s’assurer que tout était droit. À cause de la pluie, on a dû mettre des blocs de béton pour retenir le sable, parce que ça ne gelait pas.»
M. Couture et son équipe ont donc été à pied d’œuvre jusqu’à la toute fin. Mercredi et jeudi, ils finalisaient encore la glace en prévision de la première journée de vendredi.
«Je voyais tout le site se monter et je me disais: “Tabarouette, s’il fallait qu’il n’y ait pas de glace! En plus que c’est médiatisé. Ils auraient tout fait pour rien.” Ça a occasionné un petit stress», lance-t-il en riant.
En riant, parce que tout est bien qui finit bien.
Dix jours de festivités
Rappelons que l’événement, qui culminera avec la Coupe de la 55, le premier tournoi disputé en pleine saison dans l’histoire de la LHJMQ, présentera près de 25 parties au cours des dix journées de programmation, dont le Match des étoiles de la LNAH, samedi à 16 h 30. Des parties de hockey mineur seront également disputées sur la glace extérieure, ainsi que des entraînements. La Victoire de Montréal sera de passage pour s’y entraîner, mercredi prochain, dans le cadre d’une journée consacrée au hockey féminin.