ORONO, Maine | Le Journal a passé quelques jours dans le Maine la semaine dernière afin de découvrir le nouvel environnement de l’attaquant Justin Poirier, plus gros nom à avoir pris la décision de quitter la LHJMQ pour joindre la NCAA. Lors d’une entrevue de près de vingt minutes, plusieurs sujets ont été abordés avec l’attaquant québécois et vous pourrez lire notre série de reportages dès mercredi. Certains sujets n’ont toutefois pas pu être inclus dans les textes que vous lirez.
On a donc décidé de vous offrir, comme mise en bouche, un pot-pourri de ces derniers sous forme de questions-réponses.

Q: Certains prétendent qu’avec l’abolition des bagarres, la LHJMQ est maintenant considérée comme une ligue qui ne joue pas physique (soft). Pourtant, il n’y a pas de bagarres dans la NCAA non plus. Vois-tu une différence?
R: Quand ils ont enlevé les bagarres dans la LHJMQ, on se demandait s’il y aurait plus de coups salauds. Oui, tu joues avec une certaine hargne, mais on est des êtres humains et personne ne veut aller faire un coup salaud pour qu’un joueur ne puisse plus jouer au hockey. C’est aussi la mentalité ici. Ça joue intense, le couteau entre les dents. Mais qu’il n’y ait pas de bagarres, ce n’est pas un facteur.
Q: Est-ce que la NCAA est vraiment un calibre supérieur à celui de la LHJMQ?
R: La grande différence, c’est la maturité des joueurs parce qu’au niveau du talent, les deux ligues comptent d’excellents joueurs. Juste l’an dernier, à Baie-Comeau, je jouais avec des gars comme Raoul Boilard, Alexis Bernier, Matyas Melovsky et Lucas Beckman. Donc en termes de joueurs repêchés, du talent pur, c’est pas mal équivalent. Dans la NCAA, les joueurs sont plus matures et certains ont eu le droit d’y revenir même s’ils avaient joué dans la Ligue américaine de hockey. Quand je suis arrivé à 16 ans dans la LHJMQ, j’avais vu la différence. Maintenant, à 19 ans, j’ai l’impression de revivre la même chose et de retomber en bas de l’échelle parce que j’affronte des gars de 24 ou 25 ans.
Q: C’est vrai que les organisations de la NCAA sont très agressives pour recruter des joueurs de la LCH?
R: Dans le coin de Noël, l’an dernier, j’ai reçu environ 20 appels. Chaque fois, je les référais à mon agent parce que je voulais me concentrer sur ma saison avec le Drakkar. Quand la saison a été terminée, les discussions ont commencé plus sérieusement. J’ai éliminé plusieurs programmes et à la fin, je parlais plus sérieusement avec trois ou quatre équipes. J’en ai visité trois et mon choix s’est arrêté sur le Maine.

