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On n’a pas vu le vrai Davis Alexander

IMAGN IMAGES via Reuters Connect
Photo portrait de Marc Calixte

Marc Calixte

2025-11-18T01:22:03Z

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La défaite des Alouettes fait mal, et ce qui est dommage, c’est qu’on n’a pas vu le vrai Davis Alexander en pleine santé. Si le quart-arrière avait été à 90 % de ses capacités, on gagnait le match, mais on avait un Alexander à 50 %.

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En santé, Alexander nous aurait donné, au minimum, trois courses qui auraient permis d’étirer le temps où l’offensive reste sur le terrain.

On le sentait que cette blessure à l’ischiojambier le travaillait. Lorsque tu lances le ballon, il faut qu’il y ait une rotation de la chaine musculaire postérieure vers le bras.

Alexander a pu utiliser son bras canon, mais il ne pouvait pas s’élancer de toutes ses forces. Ses passes ont parfois manqué de puissance. On a vu à quelques reprises des receveurs, comme Tyler Snead, être obligés de ralentir pour attendre la balle. Même Tyson Philpot, qui était à découvert, a dû ralentir pour capter une longue passe. Normalement, Alexander est capable de lancer pour que le joueur continue de courir.

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La passe tentée vers Austin Mack qui a été interceptée, c’est directement l’effet de son ischiojambier. C’était un revirement coûteux parce que les Alouettes semblaient prendre le momentum.

Patterson s’en veut

Les Alouettes avaient une opportunité quand même, mais les dieux du football en ont voulu autrement, quand Shea Patterson a perdu le ballon à la porte des buts.

Non seulement le ballon est tombé, mais il est tombé sur la ligne des buts plutôt qu’à la ligne de 1. Avec la défense des Alouettes et la manière dont ils contraient le porteur de ballon AJ Ouellette à la fin du match, les chances étaient là. Il aurait fallu que le ballon tombe 12 pouces plus loin pour donner une chance à la défense de repousser les Roughriders dans leur zone des buts.

C’est très malheureux et Patterson s’en veut certainement. On n’a pas besoin d’en rajouter. Il s’en veut plus que tout le monde qui lui en veut.

Avenir prometteur

Ce qui est positif, c’est qu’on a tous les éléments pour rebondir. C’est possible que Davis Alexander passe sous le bistouri, mais connaissant ce gars-là, il va tellement travailler pour revenir à son meilleur qu’il faudra même le retenir pour ne pas qu’il en fasse trop.

Sa présence va faire en sorte que plusieurs joueurs vont vouloir rester, quitte à accepter moins d’argent. Il peut aussi attirer des receveurs d’ailleurs parce qu’il est capable de leur livrer le ballon.

Jouer à Montréal, ça vient avec une prestance, même si ce ne sera jamais le Canadien. Les joueurs aiment ça.

Chapeau Emilus !

Ce qu’il faut noter malgré la défaite, c’est que l’un des joueurs qui a fait le plus mal aux Alouettes est un Québécois. Le receveur Samuel Emilus a fait une énorme différence. J’avais mentionné que des joueurs comme Tyrice Beverette et Najee Murray devraient être à leur meilleur parce qu’ils couvrent des zones du terrain où Emilus est dangereux. Et justement, Emilus a eu le meilleur sur Murray dans ce match. Je lui lève vraiment mon chapeau.

Les Alouettes vont revenir plus forts et au moins, on a encore les Carabins de l’Université de Montréal qui s’en vont à la Coupe Vanier.

Montréal est donc encore dans le discours football pancanadien, et c’est super. Ça veut tout dire sur ce que le Québec est capable d’apporter au football amateur.

– Propos recueillis par Stéphane Cadorette

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