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Autre drame dans le monde de la boxe: décès tragique du fils d’Arturo Gatti au Mexique

Photo portrait de Mathieu Boulay

Mathieu Boulay

2025-10-08T13:35:45Z

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Le fils de l’ancienne gloire de la boxe Arturo Gatti, Arturo fils, est décédé de façon tragique lundi après-midi, à Cancun, à l’âge de 17 ans seulement.

De multiples sources ont confirmé la nouvelle au Journal mercredi matin. Selon une source près de la famille, il aurait été retrouvé sans vie par sa mère, Amanda Rodrigues, dans sa chambre de leur appartement situé à Cancun, vers 14h30, heure locale.

Une ambulance et la police ont été appelées sur les lieux, mais elles n’ont rien pu faire pour sauver l’adolescent.

Depuis la mort de son mari en 2009, Mme Rodrigues voyageait beaucoup en compagnie de son enfant. Elle publiait plusieurs photos de son fils et écrivait plusieurs messages d’amour sur ses réseaux sociaux.

Amanda Rodrigues en compagnie d’Arturo fils à leur condo, lors d’une entrevue accordée au Journal de Montréal en 2019.
Amanda Rodrigues en compagnie d’Arturo fils à leur condo, lors d’une entrevue accordée au Journal de Montréal en 2019. Photo PIERRE-PAUL POULIN

Son entraîneur, Mo Latif, était en direction du Mexique dans la journée de mercredi. Il avait l’objectif de ramener son protégé à Montréal afin qu’il s’entraîne sous sa férule pour ses débuts professionnels.

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Le décès d’Arturo fils a eu l’effet d’un percutant knock-out dans le monde de la boxe au Québec.

«On se réveille avec un cauchemar», lance l’analyste Bernard Barré, vice-président des opérations et du recrutement du Groupe Yvon Michel (GYM).

Il avait déjà eu une discussion avec Arturo fils au sujet de son célèbre père.

«Il était tout heureux que je lui raconte des anecdotes de comment c’était de travailler avec lui, mentionne Barré. Il avait les yeux tout ronds. On avait eu une très bonne conversation.»

Arturo fils avait montré l’étendue de son talent lors d’un gala du groupe Yvon Michel, en 2023.
Arturo fils avait montré l’étendue de son talent lors d’un gala du groupe Yvon Michel, en 2023. Photo Bernard Brault, GYM

Le promoteur Yvon Michel a également réagi en fin d’après-midi, au moment d’apprendre le décès du jeune homme. «Quelle tristesse infinie! Quel coup du destin terrible! Je suis atterré, sans mots, dans l’incompréhension!» a-t-il écrit sur la page Facebook du GYM, qu’il préside. «Toutes ces belles années extraordinaires devant lui! Mes plus sincères condoléances à sa mère Amanda, sa famille, ses amis, ses camarades de gymnase et son entraîneur, Moe Latif, pour qui il était comme un fils!»

Des débuts à 6 ans

Arturo fils avait fait ses débuts dans le noble art à l’âge de 6 ans, au gymnase Ring 83, qui était situé à quelques kilomètres du domicile familial. Il était sur le point de faire le saut chez les professionnels avec son entraîneur, Latif, et son cutman, Mathieu Casavant.

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Arturo fils en compagnie de son entraîneur, Mo Latif, en 2019, au gymnase Ring 83.
Arturo fils en compagnie de son entraîneur, Mo Latif, en 2019, au gymnase Ring 83. Photo PIERRE-PAUL POULIN

«Il était encore un jeune athlète plein de potentiel», a ajouté Lucian Bute, ancien champion du monde des super-moyens.

Bute a eu l’occasion de le voir à l’œuvre lors d’un combat amateur d’un gala de GYM en 2023 et il avait été franchement impressionné.

«Il était tellement talentueux. Il ressemblait beaucoup à son père et il semblait très courageux», a-t-il ajouté.

Bute se dit attristé par l’idée que le petit monde de la boxe québécoise ne saura jamais ce qu’il serait devenu.

«De ce que j’ai vu de lui sur le ring, c’était prometteur, mais pour devenir champion du monde, c’est une longue route et on ne sait jamais ce que l’avenir nous réserve», a-t-il sagement rappelé.

Stéphan Larouche, ancien entraîneur de Bute, s’est aussi dit «attristé» d’apprendre le décès du jeune homme lorsque joint par Le Journal en matinée. Il a raconté n’avoir rencontré Arturo fils qu’une fois, lors d’un gala de boxe il y a quelques années.

Comme le paternel

François Duguay, qui a longtemps œuvré comme entraîneur, a longtemps côtoyé Arturo père, bien avant qu’il connaisse la gloire. Le décès de son fils l’a donc bouleversé.

«Je l’ai connu quand il avait huit ans. Quand je le voyais à cet âge-là, je disais déjà qu’il allait devenir champion du monde.

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«J’ai connu son fils à travers ses années dans la boxe. Je l’ai vu boxer et il était très spectaculaire. Il avait le style guerrier de son père. Je n’arrête pas de me demander qu’est-ce qui s’est passé au Mexique», a-t-il soupiré.

Selon Duguay, le jeune boxeur était très conscient du légendaire nom de famille qu’il portait fièrement.

«Il comprenait très bien ce que ça signifiait de s’appeler Arturo Gatti fils. C’était un spectacle à la base parce qu’il était le fils d’Arturo, mais le petit gars était vraiment très bon. C’est sûr qu’il avait les gènes d’Arturo. Il n’a jamais vu son père boxer en direct, mais il a vu ses vidéos en masse.

«Le jeune avait 11-12 ans et les gens se déplaçaient déjà pour le voir parce qu’il était le fils de Gatti. Tout le monde voulait se faire prendre en photo avec lui.»

Il devait disputer son premier combat professionnel au Mexique le 14 juin dernier, mais son nom avait été rayé de la carte pour une raison inconnue.

– Avec la collaboration de Stéphane Cadorette, de Kevin Dubé, de Sophie Durocher et de François-David Rouleau

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