Deux Conn-Smythe de suite: Connor McDavid peut rejoindre un groupe très exclusif

Marc-Antoine Malo
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Connor McDavid a l’occasion de devenir le quatrième joueur de l’histoire à remporter le trophée Conn-Smythe deux années de suite.
Encore une fois cette année, le capitaine des Oilers d’Edmonton est en bonne position pour être élu joueur par excellence des séries éliminatoires, lui qui mène la Ligue nationale de hockey (LNH) avec 26 points après trois rondes.
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L’an dernier, il a reçu le trophée dans de tristes circonstances, puisque ses Oilers ont été battus au septième match par les Panthers de la Floride malgré ses 42 points. Complètement abattu, McDavid ne s’est même pas présenté sur la patinoire pour récupérer son prix.
Voici les trois joueurs qui ont réussi l’exploit d’être nommé meilleur joueur des séries deux années de suite.
Bernard Parent (1974 et 1975)

La décennie 1970 a été dominée par deux gardiens spectaculaires: Ken Dryden et Bernard Parent. Ils étaient peu à arriver à la cheville de ces deux portiers, qui ont d’ailleurs mis la main ensemble sur huit coupes Stanley et sept trophées Vézina.
Un seul d’entre eux a cependant reçu le Conn-Smythe deux fois de suite. Parent, la force tranquille derrière la puissante attaque des Broad Street Bullies, a mené les Flyers de Philadelphie à deux championnats consécutifs.
En 1974, le Québécois a dominé ses compères avec un taux d’efficacité de ,933, et l’année suivante, c’est sa moyenne de buts alloués de 1,89 qui a fait tourner les têtes.
C’est Rick MacLeish qui a mené l’attaque des Flyers pendant ces deux parcours en séries, récoltant 42 points en 34 matchs.
Mario Lemieux (1991 et 1992)

Dans l’histoire de la LNH, seul Wayne Gretzky (47) a amassé plus de points en une saison de séries éliminatoires que Mario Lemieux (44) en 1991. Le Québécois a été la bougie d’allumage d’une équipe d’étoiles pouvant compter sur Mark Recchi, Kevin Stevens, Larry Murphy, Ron Francis, Joe Mullen, Jaromir Jagr, Paul Coffey et Bryan Trottier.
Les Penguins de Pittsburgh avaient mis toutes les chances de leur côté et ce fut payant. Après avoir logiquement remporté le Conn-Smythe, Lemieux a réédité son exploit l’année suivante, avec une récolte pas piquée des vers de 34 points en 15 parties.
Il a même marqué 16 buts durant ce parcours, dont cinq en quatre rencontres de la finale contre les Blackhawks de Chicago.
Sidney Crosby (2016 et 2017)

Aussi incroyable que cela puisse paraître, Sidney Crosby n’a jamais été le meilleur pointeur de son équipe en séries durant ses trois conquêtes de la coupe Stanley. Evgeni Malkin l’a devancé à ce chapitre en 2009, remportant le Conn-Smythe au passage. En 2016 et 2017, ce sont respectivement Phil Kessel et Malkin qui ont terminé au sommet.
Crosby, le cœur et l’âme des Penguins, a toutefois raflé le titre de joueur par excellence des séries ces deux années-là. Il a amassé des points, évidemment, mais il a surtout su inspirer ses coéquipiers.
Le Néo-Écossais a même subi une commotion cérébrale au premier tour, en 2017, face aux Capitals de Washington. Il est revenu au jeu après une partie à l’écart et a multiplié les mentions d’aide importantes jusqu’en finale. Ce n’est pas pour rien qu’on le qualifie de meilleur capitaine de tous les temps.
Patrick Roy (1986, 1993 et 2001), Bobby Orr (1970 et 1972) et Wayne Gretzky (1985 et 1988) sont les seuls autres joueurs à avoir remporté deux fois ou plus le trophée Conn-Smythe.