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Entente avec l’équipementier Adidas: Audrey Leduc fait son entrée dans la cour des grandes

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Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2025-04-21T21:32:03Z

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Après une année exceptionnelle où elle semblait marcher sur les eaux à certains moments, l’olympienne Audrey Leduc est fin prête à atteindre de nouveaux sommets alors qu’elle est sur le point d’amorcer sa saison extérieure pour la première fois dans la peau d’une athlète professionnelle.

Terminé, les compétitions universitaires et les études de maîtrise: l’olympienne qui s’est qualifiée à sa grande surprise pour trois épreuves des Jeux de Paris a signé une entente avec l’équipementier Adidas et elle fait maintenant partie de l’écurie du réputé agent Paul Doyle, qui compte notamment Shelly Ann Fraser Pryce (huit médailles olympiques) et Andre De Grasse (six médailles olympiques) parmi sa distinguée clientèle.

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«Je suis maintenant dans les grandes ligues avec de grandes personnes, a imagé Leduc, qui s’est envolée en Louisiane en prévision du coup d’envoi de sa saison extérieure qui aura lieu samedi, à Baton Rouge. C’est une belle reconnaissance. Mon record canadien en avril m’a ouvert des portes de façon incroyable.»

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«Au lieu de porter les couleurs du club d’athlétisme Gatineau, j’enfile maintenant la camisole de l’équipe Adidas, de poursuivre Leduc. Il s’agit d’une grosse étape. Après les Jeux, j’ai signé pour les prochaines années avec Adidas.»

Le record canadien au 100m chez les femmes était vieux de 36 ans. À Paris, lors des qualifications, elle a retranché 0s01 de son record établi en Louisiane de 10s96.

La jeune Audrey n’aurait jamais imaginé un tel scénario. «Je ne pensais jamais vivre de mon sport, a-t-elle confié. Je croyais possible de me qualifier un jour pour les Jeux, mais je ne pensais jamais établir deux records canadiens de ma vie encore moins dans une année olympique.»

Audrey Leduc 2.0

Leduc ne s’est toutefois pas assise sur ses lauriers. Son entraîneur, Fabrice Akué, a pratiquement découvert une nouvelle athlète. «Audrey a pris beaucoup de maturité, a-t-il expliqué. Elle est dans un nouvel état mental et beaucoup plus concentrée sur la tâche à accomplir. Son approche de l’entraînement, la nutrition, la récupération sont tous des aspects qu’elle a améliorés.»

«Elle réalise son potentiel alors qu’elle allait d’une surprise à l’autre l’an dernier, d’ajouter Akué. Elle sait maintenant ce qu’elle est capable d’accomplir. On ne connaît pas ses limites, mais on sait qu’elle possède le bolide pour être à son meilleur. Physiquement elle possède ce qu’il faut et mentalement elle est solide.»

«100 pour cent plus professionnelle»

Leduc confirme qu’elle a grandement cheminé en un an. «Je suis 100 pour cent plus professionnelle, a-t-elle affirmé. Trois compétitions avec l’équipe nationale [les Jeux olympiques et deux mondiaux intérieurs] et trois records canadiens m’ont fait grandir et accepter de plus grandes responsabilités qui viennent avec ce rôle. Je n’ai pas le choix de m’améliorer.»

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Comme elle est apparue sur le radar l’an dernier en établissant des records canadiens au 100m et au 200m ainsi qu’au relais 4x100m à Paris, Leduc croit-elle qu’elle doit répéter et même améliorer ses chronos pour démontrer qu’elle n’est pas une étoile filante?

«Je n’ai rien à prouver, a-t-elle déclaré. J’ai réussi deux temps dans les 10 secondes en début et en fin de saison en 2024. C’est la preuve que je ne suis pas que de passage.»

Leduc est toutefois consciente que sa progression ne se poursuivra pas au même rythme chaque année. «Je ne peux pas penser que je vais retrancher 0s3 sur 100m à chaque année comme je l’ai fait l’an dernier, mais mon objectif est de réaliser constamment des chronos dans les 10 secondes. Il y a peu de filles qui font ça et je veux faire partie de ce groupe. Mon objectif est d’atteindre une finale au 100m et au 200m. Je suis rendue là.»

«Je n’ai pas fait de top 3 souvent sur la scène internationale et mes adversaires ne me prennent pas nécessairement encore au sérieux, de poursuivre la sprinteuse de 26 ans qui a terminé au 11e rang au mondial intérieur en Chine cet hiver. Je veux m’assurer que les filles vont me connaître à la fin de la saison.»

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