Une fin de saison déterminante pour le futur à plus long terme du CH


Michel Therrien
Partager
Le positif ne manque pas chez le Canadien qui est devenue une équipe transformée depuis la fin de la pause des 4 nations et, malgré des hauts et des bas en 2024-2025, il est clairement «dans le mix»,
Le CH semble vraiment en mission et ça commence par Nick Suzuki. Avant de se retrouve en congé, le club a traversé une mauvaise séquence et on dirait que celle-ci a fait prendre conscience aux leaders que la suite serait déterminante. Or, le capitaine a pris la situation en main et les autres joueurs ont saisi le message; c’est bien beau parler dans le vestiaire, mais les actions doivent être au rendez-vous sur la patinoire. Voilà que le Tricolore culmine au bon moment et cela a fait réagir l’état-major qui a accordé un nouveau contrat à Jake Evans.
Car Jeff Gorton et Kent Hughes demeurent les architectes de la formation. Selon le contexte, ils ont à s’ajuster et ici, ils avaient un plan A, soit celui de magasiner ailleurs, mais possiblement un plan B qui les force à retourner à la planche à dessin. Actuellement, je ne suis pas convaincu que le CH sera acheteur d’ici vendredi, mais j’espère surtout qu’il ne vendra pas. Je souhaite qu’il donne la chance de réussir à ce groupe de hockeyeurs qui le mérite.
Maintenant, le CH doit trouver le moyen de gagner. Afin de passer à l’étape suivante du cheminement du noyau en place, il est primordial de vivre l’expérience des séries. Cela fait partie du processus visant à apprendre à gagner. Il s’agit d’un gros pas à effectuer quant à la culture du succès à long terme que l’organisation veut instaurer. Je le souhaite d’ailleurs pour elle.
L’histoire se répètera-t-elle?
Quand je dirigeais dans la Ligue nationale, j’ai vécu quelques cas similaires montrant qu’une présence en séries n’a pas de prix. En 2001-2002 avec le Canadien, on a dû se débrouiller presque toute la campagne sans notre capitaine Saku Koivu. Toutefois, le club s’est accroché et a constitué un groupe uni et fort. Puis, la direction lui a donné un coup de main en obtenant le vétéran Doug Gilmour qui a appuyé les gars en place. Enfin, Koivu est revenu au jeu au 80e match du calendrier et nous avons obtenu notre qualification le soir de son retour, avant de battre les puissants Bruins de Boston au premier tour éliminatoire. L’histoire se répètera-t-elle en 2025?
Également, à ma première année complète à la barre des Penguins de Pittsburgh en 2006-2007, nous avions une très jeune équipe. Sidney Crosby avait 19 ans, Marc-André Fleury se trouvait au début de la vingtaine, tandis que Jordan Staal était une recrue. Nous avons accédé aux séries avant de nous incliner en ronde initiale contre les Sénateurs d’Ottawa. Même si nous avons perdu, ce furent des acquis inestimables. La preuve, c’est que nous avons atteint la finale de la Coupe Stanley un an plus tard.