Le superagent de la LNH entre l’arbre et l’écorce
Agence QMI
Partager
Les tournois internationaux en pleine saison amènent des risques pour les directeurs généraux de la Ligue nationale de hockey (LNH), et quand les blessures surviennent, mieux vaut gérer le dossier avec prudence.
Pat Brisson est l’agent le plus influent de son milieu avec des clients comme Sidney Crosby, Nathan MacKinnon et les trois frères Hughes. Plusieurs de ses protégés ont participé à la Confrontation des 4 nations, et il a dû gérer des dossiers chauds.
• À lire aussi: Le visage d’Équipe Canada va beaucoup changer
Celui de Quinn Hughes, notamment, a été particulier. Blessé, le capitaine des Canucks de Vancouver n’a pas pu rejoindre l’équipe américaine... à deux reprises.
«C’est sûr que si tu es le DG d’une équipe qui perd deux joueurs et que tu as une opportunité d’aller en séries éliminatoires, tu penses à ton équipe. Si tu es Patrik Allvin – avec qui on a eu beaucoup de discussions à propos de Quinn Hughes [...] –, tu souhaites qu’il reste avec les Canucks de Vancouver», a expliqué Brisson lors de son passage à l’émission JiC jeudi.
L’agent, lui, se retrouve quelque peu entre l’arbre et l’écorce dans ce genre de négociations. Le défenseur ne devait pas aggraver sa blessure et risquer de ne pas participer au dernier sprint de la saison régulière et aux séries éliminatoires.
«C’est sûr que, s’il avait beaucoup poussé l’enveloppe, les Canucks lui auraient permis de jouer, a-t-il révélé. Politiquement, il faut faire attention. Tu as un atout et tu ne veux pas perdre la confiance de ton joueur. Dans le cas de Quinn, il était blessé au point où il était préférable qu’il manque [le tournoi].»
Même chose pour «Sid»
De son côté, Crosby a choisi de participer au tournoi, les Penguins lui donnant le bénéfice du doute. Brisson ne pouvait même pas dire si le célèbre numéro 87 allait pouvoir jouer, après s’être fait mal une semaine avant le tournoi.
«On avait géré ça avec Sidney, qui avait une blessure. Le mercredi et le jeudi, on n’était pas encore tout à fait certains. Malgré tout, il a réussi à guérir sa blessure plus rapidement que prévu, plus rapidement qu’on s’attendait», a-t-il reconnu.
Les blessures font partie de la réalité du hockey, et il est impossible de dire non à des joueurs qui souhaitent représenter leur pays, surtout quand le dernier tournoi international d’envergure avec les joueurs de la LNH remonte à 2016.
«Il y a des DG qui vont dire: “J’aimerais mieux que mon gars ne soit pas là.” Mais au bout de la ligne, pour l’Association des joueurs et la Ligue nationale, c’est excellent, a assuré Brisson. Il va toujours y avoir des situations où les joueurs vont se blesser malheureusement.»
Voyez son entrevue au complet en vidéo principale.