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À quand des entraînements en plein air pour le CH?

Photo Martin Chevalier
Photo portrait de Marc de Foy

Marc de Foy

2025-01-29T05:00:00Z

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Faute de stades adéquats, le Canadien est l’une des sept équipes de la Ligue nationale de hockey à n’avoir jamais été l’hôte d’un match en plein air. C’est triste et embarrassant. 

Cette liste sera réduite à quatre l’an prochain, puisque les Blue Jackets de Columbus (1er mars prochain) et les deux formations de Floride, eh oui même les Panthers de la Floride (2 janvier 2026) et le Lightning de Tampa Bay (1er février 2026), auront leurs matchs sous les palmiers.

Le Stade olympique n’a plus de toit pour le moment, mais demeurera fermé jusqu’en 2027 en raison d’autres travaux devant être apportés à la structure. Et, à sa réouverture, il sera doté d’un toit fixe.

Au diable le Canadien, au diable le sport et vive Taylor Swift! À condition que l’étoile de la blonde de Travis Kelce ne perde pas de son éclat entretemps.

Ça nous fait une belle jambe!

Les Leafs le font

Donc, à la place de voir une équipe revampée du Tricolore jouer dehors, que diriez-vous d’assister à une séance d’entraînement au grand air?

Ce serait comme remplacer un repas de filet mignon pour un lunch de sandwichs pas de croûte, mais dans notre ville de hockey qu’est Montréal, l’évènement serait couru.

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Si ça se fait à Toronto, annuellement, pourquoi pas ici?

Lundi, les Leafs ont tenu leur séance d’entraînement dans un parc de l’Ouest de la Ville reine (Etobicoke), en bordure du lac Ontario. Il faisait froid mais tant les joueurs que les spectateurs ont apprécié l’expérience.

Deux petites sections de gradins avaient été aménagées d’un côté de la patinoire. Les autres spectateurs étaient debout autour des bandes.

Les jeunes se gardaient au chaud en se tenant pressés les uns contre les autres. Leur enthousiasme était beau à voir.

L’entraînement culminait une série activités échelonnée sur trois jours. Un match d’anciens des Leafs a été présenté au même parc, où les gens n’ayant pas de patins pouvaient le faire sans verser de frais de location, gracieuseté de la Fondation des Leafs et du commanditaire Sport Chek, un détaillant canadien de vêtements et d’équipements sportifs.

Pas les patinoires qui manquent

La Fondation du Canadien pour l’enfance pourrait en faire un projet. Sa directrice générale Geneviève Paquette, dame fort dévouée à l’organisme qu’elle représente, sait ce que les Leafs font. Un tel exercice demande beaucoup de logistique, mais comme le montrent les Leafs ainsi que le Wild du Minnesota qui tient aussi à chaque année une séance d’entraînement à l’extérieur, c’est faisable.

Il reviendrait à la haute direction du Canadien de réunir les conditions pour y arriver, notamment trouver un bon moment dans le calendrier. Pour ce qui est de l’endroit, l’organisation aurait l’embarras du choix avec les huit patinoires réfrigérées dont elle a défrayé les frais de construction sur l’île de Montréal.

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Une telle initiative ne devrait pas coûter une fortune avec la collaboration de commanditaires. Ce serait un beau moyen pour le Canadien de se rapprocher des jeunes et des communautés.

Le Canadien voulait tenir un entraînement à l’extérieur lors de l’ouverture d’une patinoire de son programme Bleu Blanc Bouge, dans le secteur de Laval-des-Rapides en 2017. Les joueurs s’étaient rendus sur place mais il faisait un froid Arctique, pire encore de ce qu’on ressent en ce moment.

Je sais, j’y étais!

Les dents nous claquaient.

Les joueurs étaient allés sur la glace pour faire plaisir aux gens qui avaient pris la peine de se déplacer. Mais ils n’y étaient pas restés longtemps.

C’est arrivé il y a 100 ans!

Avant ça, des archives nous disent que le Canadien s’était entraîné au parc Jeanne-Mance, face au Mont-Royal autour de...1925!

Un film noir et blanc de cette journée existe. La narration est de Zotique l’Espérance, journaliste qui a gardé son emploi tout en travaillant plus tard au service des relations publiques de la Brasserie Molson.

C’était ainsi à l’époque.

Les journalistes touchaient des salaires de crève-faim.

Monsieur Zotique avait fait beaucoup pour Jean Béliveau à son arrivée à Montréal et chez Molson.

Dans le film en question, on voit de dos un gardien portant le numéro 11 du nom d’Alphonse Frenchy Lacroix.

On aperçoit aussi le co-propriétaire Léo Dandurand, qui cumulait aussi les fonctions de directeur général et d’entraîneur, en compagnie du défenseur Sprague Cleghorn, un dur de dur selon les témoignages de l’époque.

Ça date d’un siècle!

Disons que le Canadien est dû pour en faire une deuxième.

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