Béatrice Lamarche et ses coéquipières se couvrent d’or au sprint par équipe

( Sportcom )
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Béatrice Lamarche, Carolina Hiller et Ivanie Blondin ont bouclé la Coupe du monde de patinage de vitesse sur longue piste de Calgary de la plus belle des manières dimanche, en survolant le sprint par équipe pour monter sur la plus haute marche du podium.
Le trio du Canada s’est élancé, dans la dernière paire de la séance, contre celui de la Chine. Les deux formations étaient au coude à coude jusqu’à la mi-course, quand le Canada a appuyé sur l’accélérateur pour ensuite afficher le meilleur temps intermédiaire avec un seul tour à faire.
Un effort ultime de l’Ottavienne Ivanie Blondin a permis aux Canadiennes de conserver cette priorité et de filer vers la médaille tant convoitée avec un temps de 1min24,9s, soit une nouvelle marque canadienne. Les représentantes de la Pologne (+1,12 seconde) et celles du Kazakhstan (+1,46 seconde) ont respectivement été médaillées d’argent et de bronze.
«On a vraiment fait une belle course! Il y a toujours un petit stress pour être bien coordonné au départ, mais ça s’est bien passé. Par la suite, les échanges ont bien été et Ivanie a terminé le travail», a raconté Lamarche, qui en était à son deuxième départ à cette épreuve en Coupe du monde.
«On est une jeune équipe et il y a toujours des choses à améliorer, mais c’était très bien dans l’ensemble, a-t-elle poursuivi. C’est une course où il faut se fier à nos instincts et quand on réussira à améliorer nos départs, on sera encore plus rapides!»
À peine quelques minutes plus tard, Laurent Dubreuil, Anders Johnson et Connor Howe ont sauté sur la patinoire dans l’espoir d’imiter leurs coéquipières au sprint par équipe masculin.
Confrontés aux Américains dans le tout dernier départ du jour à l’Anneau olympique de Calgary, les Canadiens ont bataillé ferme, mais ont dû se contenter de la quatrième place en vertu d’un chrono de 1min17,75s, tout juste à court des Polonais (1 minute 17,58 secondes) et de la médaille de bronze.
Les Néerlandais (1 minute 17,54 secondes) sont montés sur la deuxième marche du podium, tandis que les Américains ont raflé l’or, record du monde à la clé avec un temps de 1min16,98s.
«Ils ont fait du très bon travail! On s’attendait peut-être à ce que les Néerlandais battent notre record, mais les Américains ont vraiment bien exécuté. De notre côté, on a quand même fait une belle course, surtout que c’est la première fois qu’on faisait le sprint ensemble. Notre plan, c’est de garder cette équipe et de bâtir sur ça pour aller viser une médaille aux mondiaux», a commenté Dubreuil.
Les détails et la cohésion font la différence
Il s’agissait d’une deuxième course en quelques heures pour Laurent Dubreuil, qui s’était précédemment classé cinquième au 500m, en 34,14s.
L’Américain Jordan Stolz (33,85 secondes) a affiché le temps le plus rapide de la séance pour remporter une 19e médaille de suite, toutes distances confondues, en Coupe du monde. Le Néerlandais Jenning De Boo (+0,02 seconde) a bouclé en deuxième place, tandis que le Polonais Damian Zurek (+0,22 seconde) a complété le podium.
«Ce qui m’a nui, ce sont des petites erreurs d’exécution. Ça faisait un petit bout que je n’avais pas poussé à fond sur un 500m et les petits détails ont fait la différence, a expliqué Dubreuil. Ce n’est pas dramatique et ce n’est pas gênant du tout! Même avec ce que je considère comme une mauvaise course, je ne suis pas loin du podium, alors c’est bon signe.»
Pour sa part, Valérie Maltais a pris le huitième échelon d’un départ groupé pour le moins atypique, remporté par l’Américaine Greta Myers. Cette dernière a surpris tout le monde en se détachant du lot rapidement pour ensuite prendre près d’un tour d’avance sur ses rivales.
Elle a su maintenir sa priorité jusqu’à la toute fin pour franchir la ligne d’arrivée avec près de 8 secondes d’avance sur la Chinoise Jin Wenjing et l’Allemande Michelle Uhrig, médaillées d’argent et de bronze. De son côté, Ivanie Blondin a fini quatrième.
«Ç’a été une course un peu frustrante. Il y a eu des échappées et le peloton n’a pas bien patiné ensemble. Souvent, au départ groupé, c’est une question de timing et aujourd’hui, le peloton n’a juste pas coopéré. On n’a pas pris de bonnes décisions pour s’engager dans la lutte», a analysé Maltais après l’épreuve.
«Personnellement, je n’étais pas bien placée pour réagir rapidement. Quand ça arrive, il y a tellement à gérer que c’est difficile d’être en mesure de se reprendre. Ce n’est pas la course qu’on espérait, mais on tourne la page et on se concentre sur la prochaine», a-t-elle ajouté.
Du côté masculin, David La Rue s’est classé 12e du départ groupé gagné par le Français Timothy Loubineaud.
Notons que plusieurs patineurs de la Belle Province ont patiné en classe B, dimanche en début de journée.
C’est le cas de Béatrice Lamarche et de Rose Laliberté-Roy, qui se sont classées sixième et 10e de leur groupe, respectivement. Les Québécois Christopher Fiola, Antoine Roger et Cédrick Brunet ont parcouru la même distance chez les hommes, concluant septième, 17e et 27e, dans l’ordre.
Le circuit de la Coupe du monde de patinage de vitesse sur longue piste se transporte maintenant du côté du Wisconsin, plus précisément à Milwaukee, où les activités reprendront dès vendredi prochain.