«Il fait tout pour nous»: Hendrix Lapierre aux premières loges de la résurrection de Pierre-Luc Dubois
Agence QMI
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Les Capitals de Washington connaissent un succès pour le moins inattendu en ce début de saison dans la Ligue nationale de hockey (LNH). Perçue comme une équipe vieillissante arrivée au bout de son rouleau, la formation dirigée par Spencer Carbery trône pourtant au sommet de l'Association de l'Est.
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Le Québécois Hendrix Lapierre attribue ces succès inespérés au travail de l'organisation durant la saison estivale, qui a fait l'acquisition de son compatriote Pierre-Luc Dubois après que les Kings de Los Angeles eurent décidé qu'il ne faisait déjà plus partie des plans.
«Il mérite le meilleur. Il travaille fort et il a une belle attitude. J’ai vraiment rien de négatif à dire par rapport à Pierre-Luc», a confié Lapierre dans une entrevue à l'émission JiC sur les ondes de TVA Sports.
Même s'il n'affiche que trois buts et 16 points en 24 matchs depuis le début de la saison 2024-2025, Dubois reçoit les éloges de son entraîneur en raison de sa polyvalence et de son jeu dans les deux sens de la patinoire. Il est rapidement devenu le joueur de centre de prédilection de l'équipe pour des missions cruciales.
Il a également pris soin de prendre Lapierre sous son aile durant l'été même s'Il venait tout juste d'arriver dans la capitale américaine.
«Pierre-Luc a été super gentil avec moi dès le départ. Je ne le connaissais pas tant que ça, mais pendant le camp, il m’invitait à aller manger chez lui ou écouter le football, a ajouté l'attaquant originaire de Gatineau. Il a été incroyable avec moi et il a tissé de bons liens avec les gars dans l’équipe. Il joue du gros hockey. Je suis tellement content pour lui. Je n’étais pas là à Winnipeg, Columbus et Los Angeles, je sais qu’il a eu des séquences que ç’a moins bien été pour lui, mais en ce moment, il fait tout pour nous.»
Chasse au record
L'excellent rendement des Capitals en ce début d'année a été marqué par la tenue du vétéran Alex Ovechkin. Avant de subir une fracture à une jambe il y a un peu moins de deux semaines, il dominait la LNH au chapitre des buts avec 15 en 18 rencontres.
À ce rythme, il allait facilement dépasser la marque de Wayne Gretzky pour le plus grand nombre de buts en carrière dans la LNH.
«C’est exceptionnel. Pour vrai, je pourrais en parler pendant 10 minutes, a dit Lapierre, la voix teintée d'émerveillement. C’est vraiment fou ce qu’il est en train de faire. S’il ne marquait pas dans un match, il marquait dans le suivant. Des gros buts, sur l’avantage numérique... si on avait besoin d’un but, qui allait le chercher? Ovi.»
Or, malgré une convalescence annoncée de quatre à six semaines, on dirait bien que le joueur de 39 ans déjouera les pronostics puisqu'il était déjà de retour sur patins, lundi.
«Il a vraiment été malchanceux. Si je ne me trompe pas, c’est la première fois qu’il se casse un os durant sa carrière de 20 ans. Et la soirée même, il marchait sans béquilles. C’est fou», a souligné Lapierre.
Un «retool» réussi
L'absence d'Ovechkin ne s'est pas trop fait sentir puisque les «Caps» ont maintenu la cadence en attaque dans les derniers jours. L'équipe mène le circuit Bettman au chapitre des buts marqués avec 101.
Selon Lapierre, l'organisation a préféré y aller avec une réinitialisation plutôt qu'une reconstruction durant l'été et tout indique que cette approche aura été la bonne.
«Le terme qu’ils utilisent ici, c’est “retool”. C’est comme un petit “retool” rapide. Ils sont allés chercher des gros joueurs sans trop donner (en retour), sans trop se vider. Je pense qu’ils veulent être compétitifs tant et aussi longtemps que les vétérans sont là comme marque de respect», a-t-il fait valoir.
Il faut cependant préciser que les joueurs ont répondu à l'appel et se sont retroussés les manches après une sortie expéditive au premier tour du dernier tournoi printanier, un balayage en règle face aux Rangers de New York.
«Oui, on a un très bon départ. On vient d’aller chercher de grosses victoires sur la route contre de bonnes équipes. Je voyais qu’on avait un des débuts de saison les plus difficiles en ce qui a trait aux équipes qu’on affrontait. [...] On dirait que chaque match, on joue comme si c’était le dernier. On a tellement une belle chimie et une belle intensité. Chaque gars amène un petit quelque chose à chaque match.»
Les partisans du Canadien de Montréal seront d'ailleurs au premières loges pour le constater, samedi soir, alors que les Capitals seront en visite dans la métropole. La rencontre sera présentée sur les ondes de TVA Sports à 19 h.