Slafkovsky était fâché, mais pas contre St-Louis

Nicolas Cloutier
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Même si les résultats ne sont pas là pour les Canadiens de Montréal, les attentes sont censées être plus élevées cette saison. Juraj Slafkovsky en a fait les frais, samedi soir.
Le jeune attaquant a été cloué au banc par Martin St-Louis après quelques mauvaises présences qui ont agacé l’entraîneur-chef en deuxième période contre les Blue Jackets de Columbus.
Slafkovsky est un compétiteur avec beaucoup d’orgueil. On commence à bien cerner sa personnalité, son côté introspectif et son habitude à juger très sévèrement ses performances.
Il était fâché. Pas envers St-Louis.
«Je voulais jouer, a-t-il admis dimanche matin après l’entraînement du CH à Brossard. J’étais fâché contre moi-même. Je savais que j’avais eu de mauvaises présences.»
En bon coéquipier, Cole Caufield a tenté de le consoler au banc des joueurs durant le match.
Frustré et cloué au banc, Juraj Slafkovsky a été consolé par son coéquipier Cole Caufield 😔 @renlavoietva pic.twitter.com/zRX8OEuL6G
— TVA Sports (@TVASports) 17 novembre 2024
«C’est un bon gars, a mentionné le Slovaque. Il n’a rien dit de trop fou. Il est toujours là pour moi.»
Slafkovsky n’a beau avoir que 20 ans, il s’agit, mine de rien, de sa troisième saison dans la Ligue nationale de hockey. Et St-Louis avait promis du hard coaching.
«Oui, les attentes sont plus élevées, a-t-il reconnu. L’âge importe peu à ce moment-ci.»
«C’est bien qu’on ait des standards au sein de l’équipe, a de son côté observé Alex Newhook. Je pense que Martin envoyait un message: tout le monde doit être prêt à jouer et être à la hauteur des attentes que nous nous sommes fixées.»
Le purgatoire a duré une moitié de match ou plutôt une période à peine. Mais pour Slafkovsky, le temps passé au bout du banc a paru interminable.
«C’était très long. J’essayais juste de me calmer et de me remettre dans le match...»
St-Louis n’est pas encore revenu sur cet épisode avec le fougueux attaquant. Ça ne saurait tarder, par contre.
Quoi qu’il en soit, le message a été très bien compris.
«Je suis certain qu’on va parler, a laissé entendre Slafkovsky, qui pourra passer un peu temps avec sa mère, présente à l’entraînement du CH à Brossard. Ce n’est pas dramatique. Je comprends qu’il veut envoyer sur la glace les gars qui jouent bien.»