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Le grand mystère des blessures chez la Victoire

Photo portrait de Patric Laprade

Patric Laprade

2024-11-15T14:52:12Z

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La Victoire de Montréal a été décimée par les blessures la saison dernière, ce qui lui a peut-être couté une présence en finale. Lorsque Danièle Sauvageau a rencontré les médias hier lors de la première pratique sur glace de l’équipe au camp d’entraînement, elle a mentionné que l’organisation a manqué un total de 65 joueuses-matchs la saison dernière. 

Et à 15 jours du début de la saison, la situation risque d’être similaire.

À la suite d’une blessure à la jambe droite, la joueuse de défense Dominika Laskova a été placée sur la liste des blessées à long terme le 18 février 2024, après avoir joué seulement sept parties. Le 2 mars, c’était au tour de l’attaquante Kennedy Marchment d’être mise sur cette liste, à la suite d’une blessure au bras gauche. Elle avait obtenu deux points en neuf matchs.

Hier, la directrice générale de la Victoire a confirmé que ces deux joueuses ne débuteraient pas la saison.

Laskova et Marchment étaient tout de même sur la patinoire sur le coup de 10h30, mais avec un chandail bleu, confirmant leur statut de joueuses blessées. Également sur la patinoire avec un tel chandail, la défenseuse Amanda Boulier, qui s’est blessée au cours de l’été. Les trois joueuses ont quitté la glace lorsque le reste du groupe est arrivé une quinzaine de minutes plus tard.

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À noter que tout comme la saison dernière, on manque de transparence du côté de l’équipe en ce qui a trait à la divulgation des blessures. Lorsque j’ai demandé à l’entraîneuse-cheffe Kori Cheverie si Boulier était blessée au haut du corps ou au bas du corps, me disant que c’était le plus précis qu’on me donnerait de toute façon, sa réponse m’a quelque peu surpris.

«Non, je ne le mentionnerai pas. Ce que je peux dire c’est qu’elle est près d’un retour.»

Bien qu’on n’ait pu obtenir une précision sur son état de santé, Boulier semblait avoir de la difficulté à patiner ce qui pourrait vouloir dire une blessure au bas du corps.

Cinq absences à la première journée du camp

À ces trois noms s’ajoutent ceux de Cayla Barnes et Catherine Dubois. La première a lourdement chuté lors de la Série de la rivalité, frappant son patin droit de plein fouet sur la bande.

Le pied, la cheville, le genou? Rien n’a été précisé par Sauvageau. Toutefois, la directrice générale a mentionné qu’il y avait encore des choses à évaluer dans son cas, mais que les nouvelles étaient encourageantes.

Et il y a le cas Catherine Dubois. Que dis-je? Le mystère Catherine Dubois.

Sauvageau a simplement mentionné que l’attaquante était absente à la suite d’une condition médicale et non pas une blessure. Elle a confirmé que Dubois ne sera pas au camp cette semaine et fort probablement pas la semaine prochaine non plus. Ce qui nous amènerait, dans le meilleur des cas, à la semaine du 25 novembre, soit cinq petits jours avant le début de la saison.

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Je ne veux pas spéculer sur les raisons derrière cette absence parce que les possibilités sont trop nombreuses. Mais ce que je sais, c’est que cette condition est relativement récente. Le 18 octobre dernier, elle faisait la mise au jeu protocolaire lors du match d’ouverture des Carabins de l’Université de Montréal. Une personne m’a également mentionné lui avoir parlé il y a environ deux semaines et que tout semblait être au beau fixe.

Ce sont donc cinq joueuses qui manquent à l’appel en ce début de camp d’entraînement, d’une durée de deux semaines seulement. Les équipes doivent soumettre leur liste de 23 joueuses et trois réservistes au plus tard le 27 novembre prochain.

Quels seront les effets de ces absences?

Vous connaissez l’expression, le malheur des uns fait le bonheur des autres? C’est exactement le cas ici.

On sait qu’une des six joueuses de défense signée ne débutera pas la saison. Et ce chiffre pourrait augmenter à deux ou même trois. Bien qu’il serait surprenant qu’Anna Kjellbin n’obtienne pas ce septième contrat régulier, la situation actuelle pourrait permettre aux Québécoises Catherine Daoust et Kelly-Ann Nadeau, ainsi qu’à l’Américaine Anna Wilgren de débuter la saison à Montréal. Après tout, il n’y a que 10 défenseuses au camp.

Bien évidemment, une transaction pourrait être effectuée et on portera aussi une attention particulière aux joueuses qui seront coupées ou placées sur la liste de réserve des autres formations.

Des Québécoises pourraient en bénéficier

Pour une recrue comme Nadeau, c’est une belle occasion de montrer ce qu’elle peut amener à l’équipe. Son ancienne entraîneuse-cheffe chez les Carabins, Isabelle Leclaire, me disait hier que la recrue de 26 ans était prête à jouer à ce niveau.

De son côté, Nadeau a confirmé en point de presse qu’elle signerait n’importe quel type de contrat, incluant celui de réserviste. Elle pourrait facilement être la Catherine Dubois de cette saison, c’est-à-dire débuter la saison sur la liste de réserve et la terminer sur l’alignement partant, contrat régulier en main.

À l’attaque, on sait qu’au moins un poste de plus sera libre au 30 novembre. Peut-être deux, selon l’état de santé de Dubois.

Il y avait à la base deux postes de libres pour cinq attaquantes. C’est donc bon signe pour Sarah Bujold, Dana Greig et la Drummondvilloise Gabrielle David.

La Québécoise Alexandra Labelle était tout feu tout flamme hier à l’entraînement alors que Clair DeGeorge, qui a remporté la coupe Walter la saison dernière avec Minnesota, apporte du gabarit à une équipe qui en a grandement besoin. Elle était plus imposante que toutes les joueuses sur la glace, sauf Laura Stacey.

Si elles étaient mes deux favorites afin de compléter l’alignement partant avant le début du camp, elles le sont encore plus maintenant que je les ai vues sur la patinoire.

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