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Circuit mondial de courte piste: des médailles «encore plus significatives» à aller chercher à Montréal

PHOTO FOURNIE PAR ANTOINE SAITO / PATINAGE DE VITESSE CANADA
Photo portrait de Marc-Antoine Malo

Marc-Antoine Malo

2024-10-09T21:54:39Z

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Comme des vedettes de la musique, les meilleurs patineurs sur courte piste de la planète amorceront sous peu leur tournée mondiale avec un premier arrêt à Montréal. À la fin du mois d’octobre à l’aréna Maurice-Richard, les partisans auront droit à tout un rendez-vous. 

Avec le nouveau format adopté par l’Union internationale de patinage (ISU), la compétition sera plus forte que jamais. Le Canada a dévoilé mercredi au cours d’une conférence de presse les membres de son équipe, et ça promet.

Kim Boutin, Florence Brunelle, Danaé Blais, Rikki Doak, Qi Miao, Steven Dubois, William Dandjinou, Jordan Pierre-Gilles, Félix Roussel et Philippe Daudelin ont été présentés aux membres des médias dans les locaux du Comité olympique. Tous ont les yeux rivés sur un objectif: prouver que le Canada est au sommet.

PHOTO FOURNIE PAR ANTOINE SAITO / PATINAGE DE VITESSE CANADA
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«On veut remporter ce titre de la nation la plus forte en patinage de vitesse. Notre rôle à tous sera important. N’importe quel point sera important», a lancé Brunelle, la jeune patineuse de 20 ans qui a dominé les sélections canadiennes en septembre.

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Les représentants de l’unifolié compétitionneront dans les épreuves individuelles et collectives dans le but de grimper sur le podium, mais aussi pour accumuler des points au classement du Globe de cristal par équipe. En février prochain, après les six arrêts de cette tournée, une nation sera couronnée.

«C’est tout un défi pour un entraîneur de l’équipe canadienne en raison du talent qu’on a, de la profondeur qu’on a, a indiqué l’instructeur-chef Marc Gagnon. [...] On n’amène que les meilleurs. On ne peut que mettre trois patineurs [canadiens] par distance, ce qui amène son lot de défis, mais en même temps, je sais que ce sera tellement plus excitant pour les spectateurs.»

PHOTO FOURNIE PAR ANTOINE SAITO / PATINAGE DE VITESSE CANADA
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«Le niveau de chaque compétition devient le même qu’en Championnat du monde, tandis qu’avant ça, ce n’était qu’une fois par année, a poursuivi Brunelle. Remporter des médailles aura une bien plus grande signification, ce qui rend ça plus excitant, mais beaucoup plus dur.»

Visibilité accrue

Charles Hamelin l’a mentionné dans sa présentation, mercredi: les changements n’ont pas été nombreux durant sa propre carrière. L’ISU veut rendre plus excitant ce sport déjà très dynamique et ça passera par les nouvelles technologies.

Normalement, c’est une fois tous les quatre ans, à l’occasion des Jeux olympiques d’hiver, que les patineurs sont sous le feu des projecteurs. Cette saison, on pourra les voir davantage sur le web et les réseaux sociaux.

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Sans nécessairement devenir le prochain «Formula 1: Drive to Survive», la courte piste deviendra plus accessible grâce à une accroche narrative (storytelling) plus poussée.

«[À l’entraînement], on a un patineur qui suit les autres avec un bâton et qui prend tous les angles, même au-dessus du patineur. Dans le temps, on mettait une caméra GoPro sur la tête et c’était tout. Maintenant, c’est mieux que de se servir d’une caméra sur un drone», a mentionné le directeur haute performance de Patinage de vitesse Canada, Marc Schryburt.

Les athlètes auront ainsi l’occasion d’observer leurs propres mouvements avec plus de précision, mais c’est surtout l’amateur qui est gâté. Avec ces séquences filmées, il n’aura jamais été aussi proche de l’action. Il faut aussi s’attendre à retrouver des caméras dans les vestiaires qui permettront à l’athlète de montrer davantage sa personnalité.

«Pour faire du storytelling, ça prendre une histoire et j’en ai une, a souligné William Dandjinou. Je veux la montrer aux gens. Je veux rendre la vie facile à tout le monde qui me soutient et au monde qui essaie de faire valoir notre sport. C’est normal que les athlètes veuillent mettre du leur.»

PHOTO FOURNIE PAR ANTOINE SAITO / PATINAGE DE VITESSE CANADA
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Des Jeux bien préparés

Après Montréal (25 au 27 octobre), le Circuit mondial s’arrêtera à Salt Lake City (1er au 3 novembre), Pékin (6 au 8 décembre), Séoul (13 au 15 décembre), Tilburg (7 au 9 février) et Milan (14 au 16 février).

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Cette dernière étape sera importante, puisqu’elle sera disputée sur la glace où se tiendront les épreuves olympiques de 2026. En plus, la compétition devrait y être aussi forte.

«C’est pour le mieux. Une fois qu’on arrive aux Jeux olympiques, c’est le plus haut niveau de compétition, donc pourquoi ne pas s’y préparer durant les deux années à venir?» a rappelé Florence Brunelle.

«Ça m’excite beaucoup, a ajouté Dandjinou. Je commence à avoir de l’expérience, mais pas autant que Steven Dubois, qui a fait les Jeux olympiques. Plus souvent je suis dans des situations où la compétition est féroce, plus j’ai de chances d’apprendre pour cette fastidieuse année olympique.»

Les deux jeunes patineurs seront parmi les favoris de la foule à l’aréna Maurice-Richard.

D’ailleurs, attendez-vous à y voir de nouvelles bannières aux couleurs des différents pays. Ils seront représentés par des noms d’équipe comme les Aigles américains, les Tigres blancs coréens, les Lions néerlandais et évidemment, les Érables de glace canadiens.

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