Signes d'impatience de Patrik Laine: Chill out mon Pat!


Jonathan Bernier
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Je ne sais pas si c’est parce que j’ai atteint la mi-quarantaine, que les joueurs sont plus près de mes enfants en âge ou parce que j’ai moi-même connu une période plus difficile entre les deux oreilles, mais je suis maintenant plus sensible à la santé mentale des athlètes.
Les signes d’impatience qu’a démontrés Laine, vendredi à l’entraînement, m’inquiètent un peu. Ça m’inquiète parce que le Finlandais a soutenu, lors de sa première conversation avec les médias montréalais, avoir beaucoup travaillé sur cet aspect pendant son séjour au sein du programme d’assistance destiné au joueur de la LNH.
«J’ai appris des choses sur moi. Il va toujours y avoir des choses qui t’arrivent, de l’adversité. Je n’ai pas toujours été le meilleur pour gérer ça. Maintenant, je navigue mieux à travers les moments difficiles, je vois davantage le verre à moitié plein», avait-il déclaré.

C’est justement cette tendance à s’apitoyer sur son sort qui l’a sorti de Winnipeg et de Columbus. À la longue, ses coéquipiers ont fini par le trouver lourd.
Évidemment, quand on combat des démons, on n’est jamais à l’abri d’une rechute. Sauf que là, il me semble que c’est tôt pour être fâché parce que ça ne marche pas à notre goût.
Surtout que Laine revient de loin. Avant le match préparatoire de lundi, il n’avait pas disputé une seule rencontre depuis la mi-décembre en raison d’une opération à une épaule.
Autant de revers de fortune qui ont fait en sorte que Laine n’a pu s’entraîner que trois fois avant d’arriver à Montréal. Ça se peut que ça lui prenne un peu de temps avant de retrouver ses repères.
Il reste du temps
D’ailleurs, Martin St-Louis avait pris soin de mettre tout le monde en garde à ce sujet en disant qu’il fallait prendre son temps, que son nouveau protégé ne serait peut-être pas prêt pour le premier match.
« Je dois être patient. J’étais un peu furieux aujourd’hui », avait admis Laine après la rencontre de lundi.
Des propos sensiblement identiques à ceux qu’il a tenus hier en affirmant qu’il était exigeant envers lui-même.
Il n’ y a pas de mal à ça, mais le camp d’entraînement est à peine vieux d’une semaine. Il reste encore 12 jours avant le début de la saison.
Comme nous l’a déjà dit Carey Price, il y a 14 ans presque jour pour jour : Chill out mon Pat! Relaxe. Il reste encore beaucoup de temps.