Martin St-Louis prône la patience avec Patrik Laine et Kirby Dach

Mylène Richard
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Après deux matchs intraéquipes, Martin St-Louis aime bien ce qu’il a vu de Patrik Laine, Kirby Dach et Alex Newhook. Son éventuel deuxième trio n’a peut-être pas encore marqué, mais l’entraîneur-chef du Canadien n’est pas inquiet.
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«Ce sont des joueurs qui ont leurs propres attentes, qui sont très élevées. C’est de leur faire comprendre qu’il faut être relaxe, être patient. On sait tous ce qu’ils sont capables de faire. Avec le temps et les répétitions, leur jeu va s’améliorer, pas juste individuellement, mais leur jeu collectif aussi», a tenu à souligner St-Louis, vendredi.
Dach n’a disputé que quatre périodes la saison dernière avant d’être opéré au genou droit. Pour sa part, Laine a été limité à 18 parties, récoltant au passage neuf points, avec les Blue Jackets de Columbus en raison de blessures et de problèmes personnels. Les deux attaquants ont donc une grande côte à monter.
«La Ligue nationale, ce n’est pas une game facile et quand tu as perdu temps, c’est dur de rentrer», a confirmé St-Louis.
Même s’il est durement tombé deux fois jeudi et vendredi, Dach assure qu’il se sent bien.
«C’est bon de chasser la rouille avant les matchs hors-concours, a-t-il dit. L’important, c’est de progresser chaque jour afin d’être prêt pour le début de la saison.»

Trois compléments
Les habiletés individuelles des deux choix de premiers tours (2e au total pour le Finlandais en 2016 et 3e pour l’Albertain en 2019) donnent de l’espoir au coach et aux partisans, qui étaient d’ailleurs nombreux au Complexe sportif CN de Brossard, conséquence d’une journée pédagogique dans plusieurs écoles de la Rive-Sud.
«Évidemment, Laine a un excellent lancer, Dach est très bon quand il transporte la rondelle et Newhook apporte beaucoup de vitesse, ça crée de l’espace pour ses coéquipiers. Il est rapide pour récupérer des rondelles libres. Laine et Dach sont gros aussi. Au-delà de ça, je pense qu’ils peuvent bien se compléter. Il faut leur donner plus de répétitions, plus de temps pour se remettre dans le bain», a analysé St-Louis.
«On comprend qu’il faut être patient, mais on ne veut pas attendre que la chimie s’installe d’elle-même, on veut la provoquer, a répliqué Dach. Lors des entraînements ou des matchs simulés, on se concentre sur des détails pour apprendre à se connaître.»

Des choses à prouver
Les trois attaquants n’ont jamais évolué au sein de la même équipe, alors on ne peut pas s’attendre à ce qu’ils forment rapidement une unité aussi homogène que celle de Nick Suzuki, Cole Caufield et Juraj Slafkovsky.
«Aujourd’hui [vendredi], c’était mieux qu’hier [jeudi], a observé Dach. C’est certain que ça va prendre du temps. Quand on regarde Slaf, Cole et Suzy, ça paraît qu’ils jouent ensemble depuis cinq ou six mois. Ils se voient parfaitement sur la glace et c’est ce que tous les trios recherchent.»
Vendredi, Dach, Laine et Newhook ont mis la table pour quelques jeux et ont décoché des tirs, sans être vraiment menaçants dans une défaite de 6 à 3 des Blancs.
«Tout le monde est motivé sur ce trio. On a tous une petite rancœur et quelque chose à prouver à nous-même, mais aussi à l’équipe et à la ligue. Ça peut devenir un cocktail dangereux!» a averti Newhook, auteur de 15 buts et 34 points en 55 matchs la saison dernière, lui qui a raté près de 30 rencontres à cause d’une entorse à la cheville gauche.

«Tout est possible»
St-Louis pourrait cependant changer ses combinaisons durant le camp d’entraînement.
«Tout est possible» a-t-il simplement répondu, ajoutant qu’il devait faire attention, car une décision peut «affecter le groupe, pas juste le joueur».
Le premier match préparatoire aura lieu lundi alors que les Flyers de Philadelphie seront de passage au Centre Bell.