Pascal Vincent ne voulait pas retourner dans la LAH... sauf avec le Rocket

Kevin Dubé
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Lorsqu’il a été congédié par les Blue Jackets de Columbus, Pascal Vincent n’avait aucune intention de retourner dans la Ligue américaine de hockey... sauf si c’était avec le Rocket de Laval. Puis, les astres se sont alignés.
Les Jackets ont annoncé le congédiement de Vincent le 17 juin dernier puis, cinq jours plus tard, le 22, Jean-François Houle annonçait qu’il quittait le Rocket pour aller diriger les Golden Knights de l’Université Clarkson, dans la NCAA.
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Dans les jours qui ont suivi, l’organisation du Rocket a établi un contact avec Vincent qui, après un long processus, a été le candidat retenu pour diriger la vague de jeunes espoirs du Canadien.
Le contrat est de trois saisons.
«J’ai dit aux gens du Canadien que de retourner dans la Ligue américaine de hockey n’était pas nécessairement une priorité pour moi, sauf si c’était avec le Rocket», a-t-il lancé lors d’un point de presse organisé mardi après-midi.
Excité du défi
Son intérêt pour le Rocket se déclinait en trois points précis: il est natif de Laval, et de retourner près de chez lui et permettre à sa fille de vivre au Québec, ce qu’elle n’a pas fait depuis qu’elle a un an, l’emballait, tout comme le fait de joindre l’organisation du Canadien, l’équipe de son enfance pour qui a joué son idole de jeunesse, Guy Lafleur.
Mais, sur le plan hockey, la quantité de bons jeunes que le Canadien a greffés à son organisation depuis quelques années rendait le défi alléchant.
«La qualité des jeunes joueurs de l’organisation m’excite beaucoup. De pouvoir diriger une bonne jeune équipe, d’y amener une éthique de travail, des valeurs et de pouvoir pousser ces jeunes, ça fait partie de ma décision.»
Le bon candidat pour développer les jeunes?
Vincent a essuyé son lot de critiques l’an dernier à Columbus pour sa gestion de certains jeunes joueurs de l’organisation des Blue Jackets, dont Adam Fantilli, David Jiricek et Kent Johnson.
C’est pourquoi certaines inquiétudes ont circulé chez des partisans après l’annonce de l’embauche de Vincent avec le Rocket. Est-il le meilleur candidat pour développer les jeunes joueurs de l’organisation du CH?
Sans vouloir s’étaler sur sa dernière année à Columbus, Vincent a tout de même tenu à spécifier que la LNH et la Ligue américaine de hockey sont deux ligues où les objectifs sont bien différents.
«Dans la LNH, c’est qu’est-ce qu’on peut faire aujourd’hui pour gagner le match de ce soir tandis que, dans la LAH, c’est plus une vision à long terme, une projection et un plan pour que les jeunes se développent adéquatement.
«J’ai beaucoup appris de l’an dernier. L’organisation était dans une position différente et j’ai eu le poste quatre jours avant le début du camp, donc j’ai eu peu de temps de préparation. Nous avions une jeune équipe mais dans la LNH, tu dois gagner. Pour avoir une meilleure idée de ma feuille de route, je pense qu’il faut davantage regarder ce que j’ai fait avec le Moose du Manitoba. C’est différent puisqu’on garde un œil sur le futur tout en développant les joueurs dans le présent dans le but de les amener à jouer dans la LNH.»