Une blessure au dos freine les envies de retour d’un double olympien


Richard Boutin
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À l’écart de la compétition depuis les Jeux olympiques de Tokyo, le cycliste sur piste Hugo Barrette souhaitait réintégrer l’équipe canadienne en janvier, mais une blessure au dos a freiné son désir.
En compagnie des membres de l’équipe du Québec avec qui il partageait son expérience, le double olympien s’entraînait au vélodrome de Bromont quand il a contacté en janvier dernier l’entraîneur de sprint de l’équipe canadienne Franck Durivaux par courriel pour lui faire part de son intérêt à revenir au bercail.
L’entraîneur d’origine française n’était pas fermé à l’idée, mais il exigeait que Barrette démontre sa valeur sur la piste par le biais de tests chronométrés. Il y avait également les nationaux qui se sont déroulés à Milton en janvier où le Madelinot aurait pu se faire valoir.
«Hugo devait faire ses preuves pour pouvoir réintégrer l’équipe, a souligné Durivaux. Il n’était pas question qu’il retrouve l’équipe sans rien prouver alors que les autres coureurs étaient engagés dans le processus de sélection depuis le mois d’août. On n’a aucun chrono de Hugo depuis deux ans.»
Barrette n’a pas répondu à nos courriels, mais l’entraîneur de l’équipe du Québec sur piste Pascal Choquette a confirmé les intentions du double olympien. «On aurait aimé qu’Hugo puisse s’intégrer dans le processus de sélection, a-t-il raconté. Parce qu’il s’entraînait depuis l’automne avec nos athlètes, il aurait pu contribuer à rehausser l’environnement. Avant sa blessure au dos, son plan était de participer aux nationaux en janvier à Milton.»
«On n’a pas demandé de faveur»
Au cours d’une discussion avec son homologue de l’équipe canadienne, Choquette assure que la Fédération québécoise des sports cyclistes (FQSC) n’a jamais demandé un traitement spécial pour Barrette.
«Parce que Hugo avait retrouvé un bon niveau de forme, c’était raisonnable de l’aider et on voulait savoir comment il pouvait s’intégrer le plus vite possible, a-t-il mentionné, mais on n’a pas demandé qu’il soit sélectionné sur l’équipe canadienne sans rien démontrer auparavant. On n’a pas demandé de faveur et, d’un autre côté, personne n’a mis de bâtons dans les roues de Hugo.»
Une première pour l’équipe masculine de relais
Lors de la Coupe des nations à Milton en avril, le Canada a réussi à se qualifier aux Olympiques pour la première fois de son histoire au sprint par équipe chez les hommes avec une formation très jeune. La médaille de bronze du Canada a permis de se hisser au 8e rang du classement de l’Union cycliste internationale (UCI) et d’obtenir le dernier billet pour la Ville Lumière.
«C’est énorme d’être dans le Top 8, a affirmé Durivaux. On n’a pas eu besoin de grosses têtes d’affiche pour se qualifier. On n’a pas eu besoin de Hugo. En ne faisant pas d’essais chronométrés, il n’a pas montré qu’il était indispensable. Les temps ne mentent pas et l’équipe est au-dessus des individus.»
Après les Jeux de Tokyo, Barrette avait quitté l’équipe nationale pour se joindre à la téléréalité Big Brothers. Il devait se pointer à Milton en janvier 2022, mais il n’y est jamais retourné.