C’est quoi l’affaire avec cette série-là?


Jonathan Bernier
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EDMONTON | J’ai beau essayer de comprendre ce qui se passe dans cette série entre les Oilers et les Stars, je n’en suis pas capable. Comment une équipe peut-elle dominer autant une portion de la rencontre et se faire laminer dans une autre?
Ce fut le cas dans les trois derniers matchs de cette confrontation. Hier, dans cette victoire de 5 à 2 des Oilers, ce fut encore pire. L’erre d’aller est passée d’une formation à l’autre à l’intérieur d’une seule et même période : la première.
Quand Wyatt Johnston et Esa Lindell ont permis aux Stars de prendre les devants 2 à 0, il n’y avait pas encore six minutes d’écoulées. Les Oilers n’avaient décoché aucun tir au but et Stuart Skinner semblait être retombé dans la marmite de la médiocrité.
À ce moment, les 18 347 spectateurs entassés dans les gradins du Rogers Place se sont mis à offrir leur meilleure imitation des partisans des Maple Leafs; ils sont devenus silencieux comme dans un salon funéraire.
Même Cameron Hughes, le clown sans ballons ni maquillage, engagé par différentes équipes de la LNH pour faire lever le party avec ses steppettes, était incapable de susciter la moindre réaction.
Loin de Skinner
Puis, comme ça, sans raison, le vent a tourné. Comme dans un mauvais combat de lutte.
Les Oilers ont nivelé la marque avant de rentrer au vestiaire. Pendant les 12 minutes qu’ont mises Ryan McLeod et Evan Bouchard pour déjouer Jake Oettinger, les Stars n’ont dirigé qu’un seul lancer sur Skinner.
Comme Lazare, la foule s’est relevée. Un virage boutte pour boutte, qu’on vous dit.
Ravigoté, les locaux ont donné un semblant de coup de grâce aux Stars en marquant deux buts en 51 secondes dans la dernière portion du deuxième vingt. Le premier par Mattias Janmark, lors d’un désavantage numérique, le second par Leon Draisaitl.
Cette fois, les Oilers n’ont pas fait l’erreur de s’asseoir sur leur avance. Ils ont continué d’attaquer et de bourdonner en zone adverse en gardant le plus possible le contrôle de la rondelle.
C’est pas mal moins risqué de se faire scorer lorsque tu gardes la rondelle à 200 pieds de ton filet.
Desharnais sur la passerelle
Kris Knoblauch a donc gagné son pari : celui d’amener trois modifications à sa formation. Laissé de côté lors des cinq matchs précédents, Corey Perry a orchestré le jeu qui a permis à McLeod d’inscrire les Oilers à la marque. McLeod lui-même avait regardé le dernier match depuis la passerelle. Tout comme Philip Broberg, qui a pris part à son premier match du tournoi.
Pour insérer le défenseur de 22 ans dans la formation, l’entraîneur-chef des Oilers a choisi de rayer Vincent Desharnais de la formation. Le Lavallois a donc célébré son 28e anniversaire de naissance en regardant ses coéquipiers s’amuser sur la glace.
Ce retrait paraissait quelque peu surprenant. Après tout, le défenseur est celui que Knoblauch envoie sur la patinoire lorsque vient le temps de protéger des avances.
Il est également le joueur le plus utilisé par les Oilers en désavantage numérique. Il menait l’équipe avec 38 tirs bloqués et les défenseurs des Oilers avec 39 mises en échec.
À Edmonton, ils étaient plusieurs à plutôt réclamer la tête de Darnell Nurse. L’Ontarien connaît des séries pénibles. Et quand il a accidentellement fait dévier le tir de Lindell dans son filet, on s’est dit qu’il connaîtrait une autre longue soirée.
Une mention d’assistance et 12 mises en échec plus tard, on peut dire qu’il a finalement connu une bonne soirée.
Le prochain match de cette confrontation égale à deux victoires de chaque côté aura lieu vendredi, à Dallas. Bien malin celui qui pourra prédire l’allure de cette rencontre.