La croisière s'amuse

Renaud Lavoie
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Il n’y a rien comme être dans l’entourage des Panthers. D’abord, l’équipe est située dans le sud de la Floride avec un nouveau site d’entraînement à quelques pas du centre-ville de Fort Lauderdale. À l’intérieur de l’édifice qui a ouvert ses portes en mars, il y a tout pour s’assurer que les joueurs passent le plus de temps possible ensemble avec une panoplie de jeux qui leur permettent de se détendre et s’amuser. L’objectif était que le centre d’entraînement devienne un endroit où les liens allaient être tissés encore plus serré et les Panthers ne se sont pas trompés.
ÇA COMMENCE AVEC PAUL MAURICE
Beau temps mauvais temps, Paul Maurice ne change pas. Le fait de parler avec les membres des médias au moins une fois par jour lui permet de lancer des flèches à gauche et à droite, tout ça avec un humour un peu épicé, mais qui n’est jamais déplacé.
Sur la glace lors des entraînements, on ne l’entend jamais crier. Il donne ses recommandations en sachant très bien qu’il a devant lui un groupe unique qui est bâti pour les séries. Un groupe un peu cocky sur les bords, mais qui est d’une très grande efficacité.
LA TEMPÊTE PARFAITE
Pour gagner en série, il y a trois éléments importants. Un peu de chance, la santé et les décisions favorables des officiels. Les Panthers sont gâtés à ce chapitre. Lorsque Sam Bennett est entré en collision avec Brad Marchand au début du troisième match de la série, un journaliste a demandé à Paul Maurice s’il a vu la droite que son attaquant, qui revenait d’une fracture à un doigt de la main gauche, a décochée directement au visage du capitaine des Bruins. «Non et je ne pense pas que vous voyez ça aussi, lança-t-il aux journalistes présents. C’était simplement une collision.» Le département de sécurité de la LNH a vu la même chose que Paul Maurice en parlant d’un accident.
Sam Bennett s’est aussi retrouvé sous les projecteurs sur le but égalisateur dimanche. Un double-échec dans le dos de Charlie Coyle qui tombe sur son gardien. Coyle pousse par la suite Jérémy Swayman vers sa gauche alors que la rondelle traîne à droite. Un jeu d’enfant pour Sam Bennett. Les Panthers ont quand même dû se pincer lorsqu’ils ont entendu que le but était bon après une contestation de Jim Montgomery. Questionné sur la décision des officiels, Paul Maurice a dit aux journalistes qu’il n’y avait aucune raison de croire que ce but n’était pas bon. «Cette poussée [de Bennett sur Coyle] n’a aucun impact sur le gardien. Le contact entre les deux joueurs n’est pas énorme du tout et le jeu était pratiquement terminé. Ça le dit clairement dans le livre des règlements.»
Une explication qui n’a convaincu personne dans la salle. Comment Sam Bennett a-t-il pu donner un double-échec à Charlie Coyle et marquer au même moment?
LES BRUINS EN EAUX TROUBLES
Pendant ce temps, les Bruins sont visiblement à court de solutions. Devoir se battre contre les Panthers, les officiels et le département de sécurité fait en sorte qu’il y a plusieurs adversaires en même temps. Malheureusement pour les Bruins, personne n’a l’intention de leur faire de cadeaux. C’était peut-être le cas à quelques occasions en 2011, mais pas cette fois. Les astres sont alignés vers le sud des États-Unis présentement dans cette série et les Panthers jouent du hockey de grande qualité.
Reste que le pourcentage d’arrêts de Sergei Bobrovsky doit s’améliorer parce qu’à ,890 après quatre matchs face aux Bruins, ce n’est pas à niveau. Et ce, même si Paul Maurice nous dit qu’il ne faut pas croire aux pourcentages d’arrêts tout comme à une fiche de plus et moins.