Le Rocket condamné à gagner
Il détient la dernière place en séries dans la division Nord de la Ligue américaine de hockey

Dave Lévesque
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LAVAL | Avec quatre matchs à disputer en saison régulière, le Rocket de Laval a encore sa destinée entre ses mains, mais il aura sans doute besoin d’un petit coup de main pour obtenir sa place en séries.
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Avec 72 points, l’équipe-école du Canadien occupe la cinquième place dans la division Nord de la Ligue américaine, la dernière qui donne accès aux séries éliminatoires. Elle est toutefois à égalité avec les Senators de Belleville qui ont deux matchs de plus à disputer. En septième place, les Comets d’Utica ont un point de moins et un match de plus à jouer.
Si on regarde devant, les Marlies de Toronto ont 75 points et deux rencontres en main tandis que les adversaires du Rocket lors de ses deux prochains matchs, les Monsters de Cleveland, ont 80 points avec un match en banque, mais en arrachent par les temps qui courent.
«On est dans une situation où on ne peut pas compter sur les autres équipes pour qu’elles perdent. Il faut s’occuper de notre travail et probablement gagner les quatre matchs», a résumé le vétéran Philippe Maillet après l’entraînement de lundi.
Point culminant
Le Rocket disputera trois de ses quatre derniers matchs à l’étranger. Hormis les deux matchs de la fin de semaine à Cleveland, il rendra visite aux Senators à Belleville le 19 avril avant de recevoir ceux-ci à la Place Bell le lendemain pour le dernier match de la saison.
Si on regarde le calendrier des autres formations dans la course, on se dit que c’est jouable.
Derniers, les Comets d’Utica joueront leurs cinq dernières parties contre des adversaires de première ou deuxième place, soit les Bruins de Providence (2), le Crunch de Syracuse (2) et les Americans de Rochester.
Outre les deux affrontements contre le Rocket, les Sens sont aussi dans la même situation avec des matchs à l’étranger contre Toronto et Rochester (2), de même qu’un rendez-vous à la maison avec Syracuse qui mène la division Nord. Toronto joeura deux fois à Syracuse et une autre à Rochester avant de finir avec deux parties à la maison face à Cleveland.
Excellence
On peut donc dire que le Rocket est condamné à l’excellence, mais c’est un peu le cas depuis quelques semaines avec cette lutte très serrée pour la dernière place en séries.
«C’est plaisant de voir qu’on peut jouer des matchs importants à ce temps-ci de l’année avec nos très jeunes joueurs», a soutenu l’entraîneur-chef Jean-François Houle qui a relaté en bon conteur une discussion avec le Dr David Scott, psychologue sportif de l’équipe.
«Je lui ai dit que je voulais faire les séries, mais lui, il a tourné ça de l’autre bord parce que c’est ça job de mettre ça de l’autre bord pour me faire réaliser que, eille, c’est correct.
«Il m’a dit: “si je t’avais dit en début d’année qu’avec ta jeune équipe, t’aurais pu aller au mois d’avril avec quatre matchs à faire pour faire les séries, aurais-tu été content?” Je lui ai répondu: “absolument.”»
Il faut se rappeler que la mission du Rocket est d’abord de développer les jeunes joueurs du Canadien et à ce titre, on peut parler de mission accomplie parce que toutes les recrues ont progressé d’assez belle façon cette année.