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Contre les Bruins, la fierté du Canadien en a mangé une sincère

Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2024-01-21T04:55:00Z

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La théorie qui veut que le Canadien joue systématiquement bien contre les bonnes équipes en a pris pour son rhume face aux Bruins. Samedi soir, en plein TD Garden de Boston, le Tricolore a été humilié au compte de 9 à 4.

Humilié n’est pas un faible mot. Pendant que leurs favoris varlopaient leurs rivaux de toujours, les partisans des Bruins se sont mis à scander, en signe de dérision, le fameux «Olé! Olé! Olé» si cher à ceux du Canadien. On a même fait la vague durant plusieurs secondes. Une autre coutume propre aux amateurs de hockey montréalais.

Gêné de la façon dont ses troupiers se comportaient, Martin St-Louis en a appelé de leur fierté, alors que les employés du TD Garden s’affairaient à ramasser les dizaines de casquettes qui jonchaient la patinoire.

Danton Heinen venait alors de réussir le premier tour du chapeau de sa carrière.

«Démontrez de la putain de fierté (Show some fucking pride)», a-t-on pu lire sur les lèvres de l’entraîneur, qui ruminait sa colère.

St-Louis avait raison de rager. Ses équipiers avaient alors visiblement lancé la serviette.

Samuel Montembeault, qui obtenait un septième départ lors des 10 derniers matchs, s’est fait montrer le chemin des douches après avoir accordé huit buts sur 30 lancers. On était alors environ à mi-chemin du troisième engagement. Mais le Québécois n’est pas le seul joueur vêtu de rouge à être responsable de ce revers.

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La ligne Maginot

En matinée, St-Louis avait défendu le jeu défensif de sa troupe en soulignant qu’il était à l’aise avec la façon dont elle se débrouillait dans son territoire. Or, on dirait que ses hommes ont tout fait pour le faire mal paraître. Six des neuf buts des Bruins ont été inscrits par des tirs décochés à proximité du filet montréalais. Un autre l’a été du haut de l’enclave.

Et ça, c’est sans compter les occasions où Montembeault a eu le dernier mot. Car il a sauvé ses coéquipiers à quelques occasions au cours des deux premières périodes. Bref, l’enclave était aussi bien protégée... que la ligne Maginot.

Sur certains buts, on a été hypnotisé par le porteur de la rondelle, oubliant qu’il y avait un adversaire dans notre angle mort. À d’autres occasions, des joueurs du Canadien ont perdu leur couverture en arrêtant simplement de patiner. Ce fut le cas de Jordan Harris sur le but de Brandon Carlo et de Nick Suzuki sur celui de Charlie Coyle.

Parlant du capitaine, il a écopé d’une autre punition en territoire offensif. Une punition de paresse qui a permis à Heinen, quelques instants plus tard, de profiter de l’attaque massive pour compléter son tour du chapeau.

Mine de rien, le Tricolore venait d’accorder un 15e but en deux rencontres.

Un peu de positif

Le pointage ne l’indique pas, mais le Canadien a été dans le coup pendant 40 minutes de jeu. Et c’est, curieusement, grâce à son attaque massive, le Tricolore a profitant de deux de ses trois supériorités numériques. C’était seulement la cinquième fois de la saison que l’attaque massive produisait un doublé. Contre la meilleure unité de désavantage numérique à domicile, en plus. Ça vaut la peine de le souligner.

Dans cette cause perdante, Cole Caufield est devenu le plus jeune joueur du Canadien, depuis Steve Shutt (1974-1975), à faire bouger les cordages dans un cinquième match consécutif. Sean Monahan a obtenu trois passes (c’est bon pour sa valeur) et Joshua Roy a récolté le deuxième point de sa carrière.

On ne pourra pas m’accuser de voir juste le négatif. Mais il y a du travail à faire.

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