Un congé bien mérité pour les joueurs du Canadien

Jonathan Bernier
Partager
CHICAGO | Les joueurs du Canadien avaient hâte à ce congé de quelques jours. Et ils ont tout fait pour partir en vacances l’esprit en paix.
• À lire aussi: Les joueurs du Canadien avaient le coeur léger et le pied dansant: «Ça va nous donner un élan pour après Noël. »
• À lire aussi: Une victoire avant le congé de Noël
Cette victoire de 5 à 2, acquise vendredi soir au United Center, a permis au Tricolore de conclure cette première portion de match loin du Centre Bell avec une récolte de cinq points sur une possibilité de six.

Nick Suzuki et ses coéquipiers seront également encouragés lorsqu’ils jetteront un coup sur le classement de l’Association de l’Est. Mine de rien, Martin St-Louis et ses hommes sont rentrés à la maison à seulement trois points de la dernière place donnant accès aux séries éliminatoires. Une bien meilleure situation que l’an dernier (neuf points).
Ce congé tombe à point, car les Montréalais ont dépensé pas mal tout ce qu’ils avaient comme énergie lors de ces trois rencontres. Deux d’entre elles ont nécessité une période de prolongation. À chacune des deux dernières, le Canadien a comblé un déficit de 2 à 0.
Même moi, qui n’ai pas joué une seule seconde, je suis brûlé raide. Et dire que j’ai quelques partys des Fêtes qui m’attendent au retour à la maison. Des soirées qui ne seront pas faciles à jouer contre, comme dirait l’autre.
Slafkovsky se sacrifie
Mais revenons à nos chérubins.
Pour marquer leurs buts, les Montréalais ont dû se mettre le nez dans la circulation, travailler pour récupérer des rondelles libres et forcer des revirements en appliquant de la pression en échec avant.
D’ailleurs, pour une deuxième fois en autant de soirs, Juraj Slafkovsky a inscrit un but en ayant les patins à quelques centimètres de la portion de glace peinturée en bleue. Comme la veille, il a récolté deux points.
« Il faut bien que quelqu’un y aille, a rigolé Slafkovsky. Sérieusement, j’aime ça aller là. Présentement, je marque des buts près du filet. Peut-être qu’il faut commencer comme ça et qu’après je pourrai en marquer de plus en plus loin. »
Un peu plus tôt dans le match, Mitchell Stephens a marqué son premier but dans l’uniforme du Canadien en faisant dévier un tir de Mike Matheson installé pratiquement au même endroit.
Anderson, le snoreau
Le but de Suzuki, son dixième de la saison, était également le résultat d’efforts individuels. Ceux de Slafkovsky et de Cole Caufield (que le Canadien a perdu pendant quelques minutes en deuxième période).
« C’est l’exemple parfait de l’échec avant que l’on enseigne. Les gars ont fait tout un travail et on a réussi à finir le jeu», a décrit l’entraîneur du Canadien.
Et il y a Josh Anderson qui a fait bouger les cordages pour la quatrième fois en autant de matchs. D’après moi, le snoreau a déjà développé le cadeau qu’on lui a offert pour Noël, dans la page 84 du Journal de Montréal de samedi matin. On aurait dû mieux le cacher.
Le Canadien a maintenant cinq jours pour refaire le plein d’énergie avant d’affronter les Hurricanes en Caroline, le 28 décembre.
Là-dessus, pour les trois prochains matchs, je vous laisse aux bons soins de l’estimé collègue et ami, Jean-François Chaumont, l’homme qui prend plaisir à défoncer l’année dans une autre ville que Montréal.
Joyeuses Fêtes!