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Mon boss est venu de Québec pour voir Sidney Crosby, il est reparti avec le sourire

Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2023-12-14T04:55:00Z
2023-12-14T05:03:25Z

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Mon boss est venu de Québec pour voir Sidney Crosby, il est reparti avec le sourire

Il a beau avoir 36 ans, Sidney Crosby attire encore les foules. La preuve, mon patron de Québec, Jean-Nicolas Blanchet, avait fait le voyage depuis la Vieille Capitale pour voir la vedette des Penguins à l’oeuvre. Probablement son seul match de la LNH avant le passage des Kings au Centre Vidéotron.

Le capitaine des Penguins a animé le spectacle avec une récolte de trois points. Au grand plaisir du boss qui a pu être témoin de ce gain de 4 à 3 des Penguins en tirs de barrage.

Les papas des joueurs des Penguins qui, eux aussi s’étaient déplacés au Centre Bell, en ont également eu pour leur argent. En fait, ils ont presque tous vu leur progéniture s’exécuter pendant la séance de tirs de barrage. Ils sont 12 à s’être succédé devant Samuel Montembeault.

Douze, c’est du stock! Mais il en manquait encore un peu pour égaler la marque de 20 rondes entre les Panthers et les Capitals, le 16 décembre 2014. Par contre, c'est un record dans l'histoire du Canadien. L'ancienne marque de 10 avait été établie contre les Sabres de Buffalo, le 15 février 2011.

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Les joueurs du Canadien ont eu du fun aussi, mais un peu moins. Ce sont eux qui étaient aux premières loges pour assister aux Crosby Show. Dire que la troupe de Martin St-Louis avait réussi à inscrire trois buts en première période. Ce n’était pas encore arrivé cette saison.

En général, ils se sont bien débrouillés. Particulièrement en prolongation où ils ont dirigé neuf tirs sur Alex Nedeljkovic. Toutefois, ce que les jeunes patineurs du Tricolore ont appris, c’est qu’on ne peut se permettre le moindre relâchement face à la formation de la Pennsylvanie. Kaiden Guhle peut en témoigner.

Malgré une bonne soirée dans l’ensemble, le défenseur albertain a connu quelques présences plus difficiles. Sur le premier but qu’il a inscrit, Crosby lui a montré qu’il était un fin renard. Feignant de mettre de la pression sur un côté, le numéro 87 a rapidement bifurqué pour surprendre Guhle, qui patientait alors calmement derrière son filet. 

Le chaos qui s’en est suivi a mené au premier point de la soirée de « Sid the Kid ». Les deux qu’il a ajoutés plus tard lui ont permis de rejoindre Mark Recchi au 13e rang des meilleurs pointeurs de l’histoire de la LNH (1533 points).

«Crosby, il faut tout le temps que tu le surveilles. Il est partout, a décrit St-Louis. Il ne commet pas beaucoup de revirements. C’est un bon exemple à suivre pour nous aider à mieux gérer notre match.»

Des gars au net

Au cours des deux jours précédents cet affrontement, St-Louis avait axé son discours sur l’importance pour ses attaquants de «jouer en dedans», de s’approcher du gardien adverse dans les moments opportuns.  

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Une carence expliquant en partie pourquoi les attaquants montréalais affichent le pire rendement de la LNH avec 53 buts. 

On a vu certains attaquants se promener là où ça fait mal. Juraj Slafkovsky, Sean Monahan, auteur d’un but à cet endroit, et Josh Anderson, qui a encore manqué une occasion en or à un pied de la ligne des buts, s’y sont présentés.

Un but facile pour Monahan

«On a amélioré ça, a reconnu l’entraîneur du Canadien. Il reste maintenant à aller chercher de la constance. Quand tu en parles, les gars absorbent et ont de bonnes intentions. Il ne faut pas qu’ils l’oublient lorsqu’on travaillera sur d’autres aspect de notre jeu.»

Néanmoins, ce sont encore les arrières du Tricolore qui ont mené l’attaque du club en marquant les deux premiers buts.

D’ailleurs, Jayden Struble a inscrit son deuxième but en trois matchs. Il n’est qu’à un seul de son sommet personnel... de Northeastern.

Difficile infériorité numérique

Si l’unité d’infériorité numérique du Canadien était parvenue à faire le travail, le résultat du match aurait connu bien plus tôt. Le Tricolore a accordé deux buts alors qu’un de ses membres se trouvait au cachot. 

À ce propos, on peut se demander si les Penguins n’ont pas retrouvé leur touche offensive.

C’était la deuxième fois en autant de soirs que la troupe de Mike Sullivan profitait de deux supériorités numériques. 

Tout un revirement de situation considérant qu’elle avait été 0 en 36 auparavant. Quoique affronter une formation qui présente un pourcentage d’efficacité de 73,5%, c’est bon pour la confiance.

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