Pour devenir les meilleurs, il faut battre les meilleurs
TVA Sports
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Le statut de négligés n’a pas causé de problème aux Alouettes de Montréal en finale de l’Est, la semaine dernière, et ça ne risque pas d’être un problème non plus dimanche lors de la finale de la Coupe Grey contre les Blue Bombers de Winnipeg.
«La semaine passée, on était les négligés», a rappelé le maraudeur Marc-Antoine Dequoy, vendredi matin, en entrevue à LCN.
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«Aucun expert, même des médias québécois, ne nous donnait une chance contre Toronto et ça peut être compréhensible, a-t-il poursuivi. C'était une équipe qui était 16-2 et c'était la meilleure fiche de son histoire. Même chose pour Winnipeg, ça fait quatre années de suite qu'ils sont à la Coupe Grey, on peut dire que c'est le début d'une dynastie. C'est une équipe très bien coachée.»
Mais justement, c’est ce dont a besoin un groupe de joueurs comme celui des Alouettes.
«Nous, on se dit: "si tu veux être la meilleure équipe, tu dois battre la meilleure équipe", a illustré l’athlète québécois. On se considère la meilleure équipe, mais en ce moment, Winnipeg, avec leurs statistiques, leur fiche, c'est eux qui démontrent être les meilleurs. Pour nous, il n'y a pas un meilleur défi que ça pour remporter la Coupe Grey.»
Une première en 13 ans
En attendant, l’équipe se prépare au grand soir à Hamilton, dans des conditions nouvelles.
«C'est assez particulier, surtout quand tu fais 22 semaines dans la même routine, le même établissement, et t'arrives ici la semaine de la Coupe Grey, où ça fait 13 ans que l'organisation n'est pas venue», a avoué Dequoy.
«On a quelques vétérans qui ont vécu ça, mais pour la majorité d'entre nous, c'est nouveau et c'est quelque chose d'assez différent, a-t-il ajouté. Les demandes médiatiques, les apparitions qu'on doit faire, c'est quand même fou, mais tu essaies d'en profiter du mieux que tu peux et tu essaies de te concentrer sur le travail à faire.»
«C'est impressionnant et beaucoup plus demandant qu'on peut penser», a-t-il ensuite résumé.
Quoiqu’il en soit, Dequoy, comme la plupart des amateurs de football du Québec, rêve à un défilé dans les rues de Montréal la semaine prochaine.
«Ce serait le fun d'être dans le "bus", cette fois-ci, et de lever la coupe, a-t-il évoqué. J'aimerais bien vivre cette expérience-là. Merci à tous les partisans pour le soutien. On sent énormément l'amour qu'il y a à Montréal.»
Voyez l’entretien complet en vidéo principale.