GOLF-EPGA-UAE

Crédit : AFP

Golf

Rory McIlroy ignore complètement Patrick Reed

Publié | Mis à jour

Le ressentiment de Rory McIlroy envers le circuit de golf LIV est bien connu et le Nord-Irlandais n’est pas encore prêt à enterrer la hache de guerre. Mardi, la vedette de la PGA a complètement ignoré l’un des ressortissants, Patrick Reed.

Les deux golfeurs qui prendront part à la Classique Dubai Desert se sont croisés à l’entraînement, mais McIlroy n’a rien voulu savoir de l’Américain. Celui-ci s’est contenté de saluer le cadet de son adversaire, Harry Diamond, avant de rebrousser chemin devant le dos tourné du numéro 1 mondial. Reed a d’ailleurs jeté faiblement un «tee» en direction de McIlroy en partant.

• À lire aussi: Brooke M. Henderson au sommet du golf mondial

• À lire aussi: Le circuit LIV de retour sur les ondes de TVA Sports

«Patrick est venu dire bonjour et je n’en avais pas envie. À mon souvenir, c’est ce qui s’est passé. Je n’ai pas vu de "tee", je n’ai pas senti de "tee". Évidemment, quelqu’un d’autre l’a vu. C’est vraiment une tempête dans un verre d’eau», a plaidé l’athlète de 33 ans en point de presse, mercredi, selon le site Yahoo! Sports.

La réponse de Reed a été cinglante. En entrevue avec le magazine «Golf Monthly» mercredi, celui-ci a indiqué que McIlroy avait agi comme un enfant.

«Il m’a vu et il a décidé de ne pas réagir. Si tu veux agir comme un enfant immature, tu devrais être traité comme tel», a-t-il mentionné, déplorant que son lancer de «tee» ait pris des proportions démesurées.

«Puisque mes "tees" sont de l’équipe Aces LIV, je lui en ai remis un. C’était une drôle de riposte. C’est spécial comment un petit lancer a tourné comme si je l’avais poignardé et je lui avais lancé le "tee"», a soutenu Reed.

Une poursuite

Le Texan tente d’obtenir gain de cause en justice, puisqu’il a accusé le réseau Golf Channel et ses analystes pour diffamation. Sa plainte a d’ailleurs été refusée vendredi. Il avait toutefois envoyé une assignation à comparaître à McIlroy pendant les Fêtes. De quoi ajouter de l’huile sur le feu.

«Évidemment, vous essayez d’avoir un beau moment en famille et quelqu’un vient à votre porte pour vous livrer ça: vous ne le prendrez pas bien», a expliqué McIlroy.

«Je vis dans la réalité. Je ne sais pas où il vit. Si j’étais dans ses souliers, je ne m’attendrais pas à un bonjour ou une poignée de main», s’est-il justifié.

Reed s’est justifié en disant que l’assignation à comparaître n’avait pas été envoyée en lien avec ce cas en diffamation, mais plutôt le conflit général opposant la PGA à LIV. Dans les deux dossiers, c’est le cabinet d’avocats Klayman Law Group qui s’occupe des démarches.

Questionné par un membre des médias s’il pouvait un jour réparer les ponts avec Reed, McIlroy n’a pas répondu, secouant simplement la tête en guise de désapprobation. La guerre devrait ainsi se poursuivre aussi longtemps que les deux circuits cohabiteront.