Canadiens de Montréal

Jake Allen couvre Samuel Montembeault d'éloges

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Chien qui va à la chasse perd sa place. Chien qui revient reprend son bien. Avec le retour imminent de Jake Allen, il sera intéressant de voir si Martin St-Louis adoptera l’expression dans son entièreté où seulement en partie.

Blessé au haut du corps, Allen a raté les huit derniers matchs de l’équipe. Huit rencontres au cours desquelles Samuel Montembeault en a profité pour éclore. De ces huit départs, sept ont été de grandes qualités.

Son taux d’efficacité de ,930 au cours de cette période explique en partie les quatre gains qu’il a savourés et la raison pour laquelle le Tricolore a tenu tête aux Bruins de Boston jusqu’à tard dans l’affrontement de mardi soir.

«Je suis content pour Sam. C’est un bon gardien. Je l’ai constaté dès qu’il est arrivé l’an dernier. Je suis heureux qu’il ait la chance d’ouvrir les yeux des gens», a déclaré Allen au terme de l’entraînement optionnel de mercredi midi.

«En plus, c’est un Québécois à Montréal. C’est donc encore plus gros, a-t-il ajouté. Son potentiel est énorme. J’espère le voir terminer la saison en force et le voir continuer de s’améliorer.»

Montembeault, l’avenir

C’est bien beau, mais pareille tenue n’a pas manqué de ramener sur le tapis la fameuse question sur l’identité du gardien numéro 1.

«Pas question d’utiliser d’étiquette, a insisté Allen. D’ailleurs, il n’y a pas de compétition entre nous. Ce qui compte, c’est le bien de l’équipe. Sam s’est défoncé lors des derniers matchs. Avec toutes les blessures au sein de la formation, ce n’était pas évident. Ç’a donné confiance au groupe.»

Cela dit, Allen reconnaît qu’à une autre époque de sa carrière, il aurait possiblement tenu un discours différent. Or, à 32 ans, avec une bague de la coupe Stanley en poche et une prolongation de contrat qui lui rapportera 3,85 millions $ à chacune des deux prochaines saisons, le Néo-Brunswickois n’est plus dans le même état d’esprit.

En fait, il a adopté à merveille le vieux principe évoqué plus tôt cette saison par l’entraîneur-chef du Canadien: celui de participer à l’implantation d’une culture, tout en sachant qu’on ne sera pas là pour en récolter les fruits.

«Sam fait partie du groupe qui veut amener cette équipe au prochain niveau, a lancé Allen. Je suis réaliste. Je sais que je ne serai pas ici dans quelques années, mais je veux voir cette équipe connaître du succès avec Sam, Cole [Caufield] et "Suzy" [Nick Suzuki]. C’est pour ça que j’aime voir Sam jouer de cette façon. »

Des encouragements à Primeau

Pour refaire de la place à Allen dans la formation, le Canadien a cédé Cayden Primeau au Rocket de Laval. Pendant ce court séjour avec le grand club, l’Américain, qui revenait d’une blessure au moment de son rappel, n’a vu de l’action que durant 20 minutes.

Rien pour véritablement mesurer sa progression dans cette saison plutôt difficile pour lui à Laval.

«Il est encore en plein développement. Je pense qu’il a un brillant avenir, a soutenu Allen. Du point de vue de la technique et des habiletés physiques, il est en avance sur moi au même âge.»

Et en véritable grand frère, il s’est assuré que Primeau retourne dans la Ligue américaine l’esprit tranquille.

«Je lui ai dit que ce n’est pas parce que Sam va bien récemment qu’il n’y a pas d’avenir pour lui ici. Dans quelques années, les deux pourraient bien composer le duo de gardiens de cette équipe.»

Mais, encore une fois, on risque de se demander qui sera le numéro 1.