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Battable, le record des Canadiens de 1976-1977?

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Dans la longue histoire de la Ligue nationale de hockey (LNH), l’un des records les plus mythiques est sans contredit celui du plus petit nombre de défaites encaissées au cours d’une saison. Marque que détient le Canadien depuis la saison 1976-1977, en vertu de sa fiche de 60 victoires, 8 revers et 12 matchs nuls.

Depuis, seuls les Red Wings de la saison 1995-1996 s’en sont approchés avec 13 défaites. Et encore. À mi-chemin de leur calendrier, le 11 janvier 1996, ils avaient déjà encaissé neuf revers.

Or, voilà que les Bruins se manifestent dans cette rencontre avec l’histoire. Au moment de se présenter au Centre Bell, la troupe de Jim Montgomery n’avait subi que cinq revers en temps réglementaire à ses 46 premiers matchs.

«Je me souviens de cette équipe 1976-1977, a raconté Montgomery, qui échange souvent avec Scotty Bowman, l’entraîneur de cette formation du Canadien. À l’époque, j’allais au Forum deux ou trois fois par année.»

«Une saison de seulement huit revers, je ne crois pas que ce soit réaliste dans le hockey d’aujourd’hui. Il y a souvent des séquences de trois matchs en quatre soirs. Tu changes de ville, tu joues deux matchs en autant de soirs», a-t-il fait remarquer.

L’adversité viendra

Dans le vestiaire des Bruins, ce record datant d’il y a plus de 40 ans semble bien loin dans les priorités des joueurs.

«Ce n’est pas une chose à laquelle on pense. À l’interne, on n’en discute pas, a soutenu Patrice Bergeron. En début de saison, il y avait un record pour une séquence de suite sans défaite à domicile pour amorcer une saison. On n’en a pratiquement jamais parlé.»

Le record dont fait mention le capitaine des Bruins est plutôt celui du nombre de victoires consécutives à domicile pour amorcer une saison. En collant 14 gains, les Bruins ont surpassé la marque de 10, détenue par les Maple Leafs de 1993-1994.

«On prend les choses comme elles viennent. On reste dans l’instant présent, a mentionné Bergeron, à propos des succès de l’équipe. On est conscients qu’il y aura des moments où on fera face à de l’adversité. On n’est pas à l’abri de ça.»

Et comme l’a suggéré un collègue, vaut mieux traverser une période sombre pendant le calendrier régulier qu’en séries éliminatoires.