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Internationaux d'Australie

Australie: Stefanos Tsitsipas dans le carré d'as

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Stefanos Tsitsipas a finalement été le premier à trouver la solution à l’énigme Jiri Lehecka, mardi, 24 heures après que le Tchèque eut éliminé le Québécois Félix Auger-Aliassime.

En fait, le Grec n’a laissé aucune chance au 71e mondial. Impérial comme il l’est depuis le début de ces Internationaux d’Australie – à l’exception de deux manches contre l’Italien Jannik Sinner –, le troisième favori s’est imposé 6-3, 7-6 (2) et 6-4.

Une victoire qui a procuré au joueur de 24 ans son billet pour le carré d’as et un affrontement face au Russe Karen Khachanov, 18e tête de série, dans la nuit de jeudi à vendredi, heure de l’Est.

«La réponse est oui»

Mais Tsitsipas aspire à plus que cela. Le Grec croit que cette année pourrait finalement être la bonne. Celle où il remportera son premier titre majeur.

Il était pourtant passé si près il y a deux ans à Roland-Garros, au cours de ce match ultime dans lequel il dominait Novak Djokovic après deux manches

Le Serbe ne s’en rappelait plus en conférence de presse lundi – il a mentionné que Tsitsipas n’avait jamais atteint une finale en Grand Chelem, avant d’être corrigé par des journalistes... –, mais «Djoko» était parvenu à renverser la vapeur pour s’imposer en cinq sets.

«J’aime le tennis que je présente en ce moment, a affirmé le troisième favori, peu après avoir battu le jeune Lehecka. Je ne me suis pas senti aussi bien depuis longtemps.»

«Ainsi, [si on me demande si je vise un Grand Chelem cette année], la réponse est oui.»

Pas si loin de la disqualification

Si le jeu du Grec a bien paru contre Lehecka mardi sur le grand Rod Laver Arena, son attitude vers la fin du match, elle, a été disons un peu plus discutable.

À 4-3 au troisième set, sur le service du Tchèque, Tsitsipas s’est fâché après avoir commis une faute directe. Dans un geste de frustration, il a frappé la balle sur le mur derrière lui.

Le hic, c’est qu’il a bien failli atteindre du même coup un chasseur de balles qui se trouvait tout près. S’il avait fallu que la balle touche le jeune préposé, le troisième mondial aurait immédiatement été disqualifié du tournoi.

C’était d’ailleurs arrivé à Djokovic au US Open, il y a trois ans, mais cette fois, c’est une juge de ligne qui a été atteinte. Sans doute que «Djoko» s’en souvient davantage que de cette finale face à Tsitsipas.

«J’ai seulement vu le chasseur de balles quand la balle est revenue près de moi, s’est excusé le Grec. Bien sûr que je ne le visais pas. Je suis un joueur de tennis professionnel.»

«À mes yeux, il était plus loin de moi. Il aurait vraiment fallu que je rate mon coup pour l’atteindre. Mais bien sûr, je n’aurais pas dû frapper cette balle contre le mur. Je ne suis pas heureux de la manière dont j’ai réagi.»

Victoria Azarenka rejoint Elena Rybakina en demi-finales

La Bélarusse Victoria Azarenka, 24e mondiale et double lauréate en 2012 et 2013, s'est qualifiée pour les demi-finales de l'Open d'Australie en battant l'Américaine Jessica Pegula (3e) 6-4, 6-1, mardi à Melbourne.

«Je savais dès le début que ce serait difficile et qu'elle saisirait toutes ses chances. J'ai parfaitement exécuté mon plan de jeu et je suis heureuse d'être en demies», a commenté la joueuse de 33 ans qui a revêtu un maillot de football du PSG avant de répondre aux questions sur le court.

Elle affrontera jeudi pour une place en finale la Kazakhe Elena Rybakina (25e) qui a écarté la Lettonne Jelena Ostapenko (17e).

Depuis son quart de finale en 2016, elle n'avait plus dépassé le stade des huitièmes à Melbourne, atteint l'an dernier. Elle était absente en 2017, 2018 et 2020, et avait été éliminée dès le premier tour en 2019 et 2021.

«L'an dernier, mon tennis n'était pas mauvais, mais je n'étais pas là mentalement. J'étais anxieuse, hésitante. Alors j'ai beaucoup travaillé sur le mental», a-t-elle expliqué.

Sous les yeux de la légende du tennis Rod Laver, Azarenka a tenté d'étouffer immédiatement le jeu de son adversaire qui n'avait pas perdu le moindre set lors des quatre tours précédents.

«J'étais un peu nerveuse parce qu'on veut montrer son meilleur tennis quand on joue devant les meilleurs», a-t-elle commenté en référence à The Rocket, l'homme qui a réalisé deux fois le Grand Chelem.

La Bélarusse a réussi le break sur la première mise en jeu de Pegula pour mener 3-0 et a eu six balles de double break pour mener 4-0, mais l'Américaine a conservé son jeu de service.

Puis elle a eu deux balles de set sur le service de Pegula à 5-3, mais cette dernière a sauvé sa mise en jeu et débreaké dans la foulée après avoir sauvé deux nouvelles balles de set.

Mais sur sa cinquième, sur le service de Pegula, Azarenka a empoché la première manche après 64 minutes.

Les choses se sont ensuite beaucoup accélérées: Pegula n'a pas remporté le moindre jeu sur son service, mais réussi un break, et s'est inclinée sur la première balle de match au terme d'un match de 1h37.

Au premier tour, Azarenka avait éliminé la seule autre lauréate du tournoi dans le tableau, l'Américaine Sofia Kenin (2020).