Boxe

La recette parfaite pour un combat d'envergure

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Cette semaine dans le balado «Le dernier round», Mathieu Casavant et Russ Anber se demandent pourquoi l'Angleterre a autant de succès présentement dans la boxe professionnelle. 

Ils reviennent également sur la défaite de Kim Clavel et discutent de Christian Mbilli, qui s’apprête à disputer un combat d’envergure le 23 mars. Nos deux experts répondent aussi aux questions des fans sur les reprises vidéo et s’interrogent si l'ancien champion des poids lourds de l’UFC Francis Ngannou a de l’avenir dans le monde de la boxe. Regardez le balado complet dans la vidéo ci-dessus. Ou écoutez-le ici:

Pour Anber, si l’Angleterre est un modèle à suivre, c’est parce beaucoup de combats locaux y sont organisés.

Il est d’ailleurs à Manchester puisqu’il travaillera dans le coin de l’Anglais Chris Eubank, qui se frottera samedi à son compatriote Liam Smith, entraîné par un certain Roy Jones, dans un amphithéâtre rempli à craquer de partisans passionnés.

Anber a utilisé une métaphore culinaire pour illustrer son point. 

«Ils n’ont pas inventé la recette, elle existe depuis longtemps. Le problème, c’est que beaucoup de promoteurs ont arrêté de l’utiliser. Ils ont décidé de ne plus en faire un repas gourmand, mais des sandwichs au baloney, et ça se vend comme des petits pains chauds. La télévision va acheter tous les sandwichs au baloney.

«Ils ont arrêté de promouvoir leurs boxeurs. Les boxeurs sont en train de faire la job du promoteur. Grâce aux réseaux sociaux, ils se vendent eux-mêmes. Les promoteurs n’ont plus rien à faire. Ils n’ont plus besoin d’imprimer des posters, ils ont juste besoin de collecter l’argent de la télévision, payer leurs boxeurs et être à la conférence de presse. Je sais qu’ils travaillent, c’est un peu à la blague ce que je dis. 

«La recette, c’est de mettre des boxeurs locaux dans le ring. Samedi, ça va être un événement excitant. Tout l’aréna ne criera pas juste pour un gars. C’est ce qu’on a besoin au Québec.»

Anber le répète presque chaque semaine dans le podcast : les boxeurs d’ici devraient s’affronter entre eux, et non contre des Mexicains, et ainsi dominer le pays avant de penser conquérir la planète.  

«Quand nos boxeurs sont rendus à des combats de 10 rounds, ils ne devraient pas choisir leurs adversaires. Si tu n’es pas capable de faire le balayage chez vous, tu n’as pas d’affaire sur la scène internationale.»

Casavant abonde dans le même sens. «Quand les gens ont un intérêt émotif pour les deux boxeurs, tu augmentes les chances de popularité du combat de façon exponentielle, au lieu de toujours mettre le focus sur la vedette locale, peu importe l’adversaire. Je trouve qu’on vend souvent l’athlète et non le combat.»