Crédit : Photo AFP

Internationaux d'Australie

Australie: vaincue, Andreescu a «pleuré pendant une heure»

Jessica Lapinski

Publié | Mis à jour

Plus tôt cette semaine, le nouvel entraîneur de Bianca Andreescu, le Français Christophe Lambert, soulignait à quel point sa protégée avait bien géré ses émotions après sa défaite à Adélaïde, au début janvier.

Un match de deuxième tour durant lequel la Canadienne de 22 ans avait mené 4-0 devant la Russe Veronika Kudermetova, avant de perdre... 12 jeux de suite.

«Il y a une époque où elle se serait enfermée dans sa chambre toute la nuit, s’était-il réjoui. Mais cette fois, je suis allé la voir le soir même, je me suis assis sur le sofa et j’ai pu discuter avec elle.»

Andreescu le reconnaît : elle n’a pas aussi bien encaissé la défaite, mercredi, en deuxième ronde des Internationaux d’Australie.

La 45e mondiale menait une manche à zéro devant la qualifiée Espagnole Cristina Bucsa, 100e sur l’échiquier de la WTA. Elle a obtenu une balle de match au bris d’égalité du deuxième set, sur laquelle elle a complètement bousillé son «smash», avant de finalement s’incliner 2-6, 7-6 (7) et 6-4, en 2 h 51 min.

«J’ai pleuré pendant presque une heure après le match, a confié Andreescu en conférence de presse. J’ai l’habitude d’être émotive, mais [mercredi], c’était pire.»

«J’avais regardé la rencontre entre Matteo [Berrettini] et Andy [Murray] la veille, durant lequel Matteo a eu une balle de match [l’Italien a perdu en cinq manches], et j’étais tellement déçue pour lui. Et là, il m’arrive la même chose! Le tennis est un sport de fou...»

Elle rêvait à Swiatek

L’Ontarienne avait réussi à retrouver le sourire quand elle a rencontré les journalistes. Mais la déception demeurait. Elle rêvait d’un affrontement au troisième tour face à la numéro 1 mondiale, la Polonaise Iga Swiatek.

Aussi, Andreescu regrettait cet autre «match en montagnes russes», une tendance lourde dans sa jeune carrière. Surtout après avoir présenté un tennis très constant dans la ronde initiale, face à la 25e favorite, la Tchèque Marie Bouzkova.

«Je veux recommencer à gagner davantage. C’est mon but. Je veux retrouver ma forme de match, ma confiance, car je sais que j’ai cela en moi», a plaidé l’ancienne quatrième mondiale.

«C’est ridicule»

Cette troisième journée d’activités a été particulière pour les joueurs en lice à Melbourne. L’horaire était sorti très tard mardi, en raison de la chaleur, puis de la pluie qui ont repoussé plusieurs matchs.

La Canadienne a dit s’être couchée sans même savoir à quelle heure elle allait jouer. C’est son entraîneur qui l’a réveillée à 7 h 30, pour lui annoncer qu’elle foulerait le terrain à 11 h.

«Je ne sais pas pourquoi [les organisateurs] ont attendu aussi longtemps, c’est ridicule», a regretté Andreescu.

Mais sa rencontre étant disputée sur le Kia Arena, un court qui ne dispose pas d’un toit rétractable, elle a finalement amorcé son match en début de soirée, puisqu’il a de nouveau plu pendant une bonne partie de la journée mercredi.

«C’était difficile, surtout par une journée aussi froide [il faisait environ 18 degrés]. J’ai dû m’échauffer à quelques reprises, par crainte de me blesser. Les arrêts de jeu durant la rencontre étaient aussi durs à gérer. Mais je me réconforte en me disant que je n’étais pas la seule dans cette situation.»