Canadiens de Montréal

Cole Caufield: «Minimum 8 millions $ par saison»

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Mine de rien, l’attaquant des Canadiens de Montréal Cole Caufield est en voie d’écouler la dernière de son contrat d’entrée dans la Ligue nationale de hockey. Le numéro 22 du CH connaît une superbe saison et aura bien certainement le gros bout du bâton dans les négociations pour sa prochaine entente.

S’il maintient son rythme actuel de 26 buts en 44 parties, Caufield devrait être passablement proche du chiffre magique des 50 réalisations en fin de campagne.

À titre de comparatif, a veille, le jeune joueur du Wild du Minnesota Matthew Boldy a accepté un pacte de sept ans et 49 millions $. Selon l’ancien joueur du CH Maxim Lapiierre, il s’agit peut-être d’un point de départ pour les négociations, mais que la comparaison entre les deux s’arrête là.

«En ce moment, il est sur un rythme pour marquer 49 ou 50 buts environ. Je ne suis pas certain que tu acceptes ça avec 50 buts, un contrat de 7 millions $ par année, a lancé Lapierre, mardi, lors de l’émission La Poche Bleue le midi sur les ondes de TVA Sports. Je pense que c’est impossible. 

«Tu te compares à cinq gars dans la Ligue nationale de hockey quand c’est 50 buts. Tu te compares à (Auston) Matthews, à (Alexander) Ovechkin, à (Steven) Stamkos et à (Connor) McDavid, cette saison. Je serais très surpris qu’il accepte 7 millions $ par année si ce sont ses statistiques.»

C’est la capacité de Caufield de trouver le fond du filet qui risque de faire augmenter son compte en banque de manière exponentielle.

«Un moment donné, il n’y en a pas des marqueurs de buts comme ça, a continué Lapierre. Je comprends le respect à avoir dans tout ça pour le contrat de Nick Suzuki, car il est capitaine, mais je ne vois pas comment les Canadiens vont être capables de signer Cole Caufield à moins de 8 millions $ par année. Je pense que c’est impossible. 

«Surtout que le plafond salarial va monter dans 2-3 ans. C’est minimum 8 millions $ par saison pour huit ans.»

Suzuki, lui, empoche une moyenne de 7,785 millions $ par campagne.

Même si Kent Hughes s’est déjà montré rassurant quant à l’avenir de Caufield à Montréal, Lapierre l’a mis en garde s’il avait en tête de lui déposer une offre ridiculement trop basse.

«Il y a la phrase marqueur de 50 buts, ça vaut de l’or, a confié le Québécois. Si tu as une offre ridicule, tu ne veux pas que ça tombe mal et qu’il devienne fâché et que ça soit un manque de respect. On a déjà vu des situations comme ça. [...] Il ne faut pas que ça arrive. 

«Ça s’est déjà vu des négociations (qui ont mal tourné) et je ne serais pas surpris que ça soit ça qui soit arrivé avec Phillip Danault.»

À voir dans la vidéo ci-dessus.